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 Libre * Consultation pour dé-mourru

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MessageSujet: Libre * Consultation pour dé-mourru  Mar 22 Mai - 14:33

Assise à sa table de travail entre deux consultations, Audrey pousse un soupir agacé comme elle est contrainte de remplir une masse de papiers considérable. Ce n'était définitivement pas la partie de son travail qu'elle préférait et elle devait pourtant se hâter car dans l'après-midi elle était attendue à Poudlard pour sa permanence, l'école étant toujours privée de personnel médical, sans que la jeune femme ne sache vraiment pourquoi cette année un ou une infirmière faisait défaut à l'école. Mais comme elle avait une patiente enceinte sur place, la demoiselle avait été désignée pour s'occuper de la permanence à Poudlard, en relais avec d'autres médicomages et guérisseurs. La brunette essayait donc d'avancer le plus vite possible dans son travail pour bénéficier d'une pause au déjeuner, pouvoir aller voir Ludovic, avant de partir pour le château.

Mais la journée ne semblait pas décidée à lui octroyer cela. D'abord elle avait eut des soucis dans ces dossiers et n'avait pas arrêté de faire la navette pour aller voir l'accueil et divers services où devaient se trouver les notes et ordonnances dont elle avait besoin. Puis elle avait été demandé aux urgences magiques, avant de pouvoir remonter reprendre son boulot. Son retard était donc considérable et sa tension largement palpable. Pourtant quand une silhouette entra dans la pièce, s'installant devant elle, la demoiselle prit un air aussi calme et détaché que possible, le maquillant d'un sourire pour se montrer professionnelle, reposant ses notes et sa plume.

«- En quoi puis-je vous aider ?» questionne la jeune femme en supposant que l'inconnu avait été renvoyé ici par un de ses adorables collègues. Avec les incessants retours à la vie des dernières semaines et les contrôles de santés qui découlaient de cela, ils avaient tous pas mal de travail en soit.
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Chef Mangemort

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MessageSujet: Re: Libre * Consultation pour dé-mourru  Mer 23 Mai - 18:00

Marcus
Johnes

Audrey
Russel

Libre consultation pour dé-mourru
— Non ! Non non non non non ! Vous ne m'attraperez pas si facilement, Helmisandra !

Marcus bondit par-dessus son bureau pour se ruer vers la porte de sortie et s'enfuir dans le couloir, mais le docteur Helmisandra Lavarius fut plus rapide que lui et lui barra la route de son corps.

— Docteur Johnes ! s'écria-t-elle. Cette visite médicale vous est fortement conseillée par le conseil d'administration de l'hôpital !
— Une façon détournée de me mettre sur la touche, docteur Lavarius, je ne suis pas dupe ! Et puis je déteste les aiguilles…
— DOCTEUR MARCUS JOHNES !
rugit Lavarius. Vous allez cesser de vous comporter comme un enfant et passer la visite médicale obligatoire pour les ressuscités ! Je me suis portée garante de votre bonne réintégration dans notre société et notre établissement, maintenant vous devez me prouver que je n'ai pas eu tort !

Marcus dégaina sa baguette.

— Je vous préviens, Helmisandra, j'ai le Confringo facile. Je ne me laisserai pas embobiner par cette histoire de visite médicale alors que c'est explicitement un traquenard.
— Vous savez que vous n'arrangez pas votre cas, Marcus… Toutes ces simagrées ne servent qu'à démontrer que vous êtes instable et que vous avez besoin d'aide.
— Je n'aime pas les aiguilles, c'est tout.
— Oh mon Dieu Marcus, mais je ne vous savais pas si peureux !
— J'ai été envoyé chez Serpentard, pas Gryffondor, docteur Lavarius. Et je suis à peu près convaincu que Poudlard a été fondée AVANT l'invention de la seringue.


Helmisandra Lavarius poussa un profond soupir et sa malaxa le front. De toute évidence, Marcus n'irait pas de son plein gré en visite médicale. Puisqu'elle ne pouvait pas décemment l'y expédier à coup de pied aux fesses (bien que l'envie la démangeait furieusement à présent), elle entreprit de ruser.

— Marcus, essayez de vous calmer. Asseyez-vous, je vous apporte un thé.
— Merci, Helmisandra.


Marcus se laissa tomber sur une chaise. Helmisandra Lavarius s'éclipsa quelques instants, et reparut avec une tasse de thé fumante sur un plateau. Elle déposa le plateau devant Marcus, qui s'empressa de porter la tasse à ses lèvres.

Quand il la reposa sur la table, Marcus se trouvait devant une jeune femme brune aux yeux marrons.

— En quoi puis-je vous aider ? demanda-t-elle dans un sourire éclatant.

Marcus la regarda. Puis il regarda la tasse. Puis il jeta un œil alentour. Ce n'était plus du tout le même bureau. Il regarda à nouveau la tasse.

Un portoloin.

Le docteur Lavarius s'était débrouillée pour le piéger. Bien joué, docteur, bien joué…

— Je suis… ici… pour une visite médicale… finit par maugréer Marcus à contrecœur.

Il croisa les jambes, sourit de toutes ses dents, sortit sa baguette et l'agita dans les airs. Une tasse de thé se matérialisa alors dans sa main libre.

— Marcus Johnes, né le 17 novembre 1940, fils de Fantasmagorius et Africa Johnes. Élève à Poudlard de 1951 à 1958 chez Serpentard, bien que j'aurais préféré Serdaigle. Médicomage de profession, ai intégré l'établissement de Sainte-Mangouste dans le courant des années 70. Décédé en août 1981.

Marcus avisa l'imposante pile de dossiers sur le bureau de la jeune femme. Une brève lueur illumina ses yeux. Bien sûr… Les visites médicales… Combien de personnes y étaient passées ? Combien d'entre elles avaient fréquenté Lord Voldelourd ? Il s'agissait d'une opportunité à saisir…

— Mais assez parlé de moi, reprit-il en plantant son regard dans celui de son interlocutrice. Enfin, de ma vie. Que voulez-vous savoir ? Je peux vous raconter l'un de mes rêves. J'ai rêvé une fois que j'étais à la recherche un collègue de travail et que j'arrivais à Poudlard. J'ai traversé la cour et j'ai rencontré une jeune élève de Serdaigle, et au moment où j'allais lui parler, la directrice a surgi et m'a chassé, parce qu'apparemment, il faut un passeport pour entrer dans la cité-État de Poudlard. Qui l'eût cru ?

Son sourire s'étendit… avant de se réduire en un rictus crispé.

— Dites-moi… vous n'allez pas vous servir d'une seringue, j'espère…
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MessageSujet: Re: Libre * Consultation pour dé-mourru  Jeu 24 Mai - 14:09

Elle ne savait pas comment, elle n'avait pas vu cet homme arriver en soit, elle l'avait simplement vu assit, à un moment donné, sans avoir vraiment fait attention au reste, trop préoccupée par son travail et ses dossiers à remplir. Mais ce boulot allait devoir attendre car visiblement la paperasse pour elle était remise à plus tard. A croire qu'ils ne savaient pas qu'elle était occupé et devait en prime se presser car elle était attendue à Poudlard dans l’après-midi. Soit, elle remplirai de toute façon ses fonctions sans se plaindre ni élever la voix car elle n'avait pas vraiment le choix et devait faire avec. En avisant la tasse posée devant l'homme, elle lève un sourcil avant de le regarder, sans toujours comprendre l'enchaînement des événements, avant de décider que ce n'était de toute façon pas d'une grande importance en soit.

«- D'accord et donc vous...»

Elle n'a pas le temps de finir sa phrase que l'homme s'agite et fait apparaître dans sa main une tasse. Elle le dévisage alors comme il commence son petit spitch de présentation. Bien, pour ce qui est de la mémoire tout a l'air de fonctionner. Audrey agite sa baguette pour faire venir un dossier, celui du sorcier, auquel elle ajoute un nouveau parchemin «de retour à la vie» en marquant que la mémoire est ok, non sans avoir brièvement et professionnellement vérifié ses dires sur la première page de son dossier.

«- Naturellement, Serdaigle est la meilleure des maisons. » commente la jeune femme en haussant les épaules, comme si c'était l'évidence même. Elle était issue de cette maison et en avait toujours été fière, bien qu'elle savait reconnaître les valeurs et points fort des autres maisons de l'école. «Et par les temps qui courent, ce n'est pas un mal que de constater la vigilance de l'école à l'égard de ses visiteurs avec tout ces retours à la vie, ces renaissance, on ne sait guère... qui... pourrait revenir. Ni pourquoi ces renaissances sont possibles te quel est leur but. De fait je suis tout à fait d'accord avec la politique de Poudlard... et si encore il ne fallait qu'un laisser-passer ce serait facile. Il faut aussi prouver son identité, tout ça. Enfin, des règles de sécurité d'usage quoi, compte tenu de ce qui s'est passé en 1997.»

l'école avait été envahie par les mangemorts et le professeur Dumbledore avait été tué. Après tout il était normal de se montrer vigilant. Mais les craintes du sorcier chassent bientôt ces réflexions et la demoiselle constate que ce dernier ne semble pas très à l'aise. Levant un sourcil elle retient un micro sourire quand il demande si elle va utiliser une seringue.

«- Pour faire des prélèvements en vu d'une analyse complète, ça me semble plus que nécessaire effectivement. Je prélèverai également de la salive et j'imagine... que vous savez ce que vous devez faire avec ce petit pot.» dit-elle en lui présentant un de ces contenant utilisés pour les tests urinaires. «Le ministère nous demande des examens complets, on applique la demande. Vous avez un petit cabinet juste-là.» indique-t-elle en lui montrant la porte. «Quand vous reviendrez, vous vous allongerez sur la table d'examen juste ici, merci ! » annonce-t-elle en replongeant la tête dans son dossier.
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MessageSujet: Re: Libre * Consultation pour dé-mourru  Jeu 24 Mai - 19:13

Marcus
Johnes

Audrey
Russel

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— Pour faire des prélèvements en vue d'une analyse complète, ça me semble plus que nécessaire effectivement.

Marcus ne tressaillit même pas. Il était encore abasourdi par l'explication de son rêve par l'infirmière. Il avait déjà rencontré une foultitude de charlatans qui se clamaient capables de lire les rêves. Oniromanciens et autres escrocs rompus aux arts divinatoires avaient déjà tenté d'interpréter ses rêves, cependant jamais encore on ne le lui avait détaillé d'une telle façon.

C'était un simple rêve. Pourquoi se lancer dans une diatribe sur la sécurité de Poudlard ? Qu'avait-il à faire de la sécurité de Poudlard ? Ce n'était pas exactement comme s'il pouvait reprendre ce fameux "incident de 1997" : il n'était même pas en vie ! Que s'était passé en 1997 ? Une morsure d'ours géant sur le crâne d'un enfant ? La transformation de New York en ville-prison ? Le clonage magique d'un animal ? La publication d'une biographie de Harry Potter intitulée "Harry Potter : lunettes et baguette magique" ?

En revanche, il nota que la jeune femme était fière d'avoir figuré parmi les admis à Serdaigle. Tant mieux, le monde n'était pas encore perdu.

— Je prélèverai également de la salive et j'imagine… que vous savez ce que vous devez faire avec petit pot.

Elle tendit un récipient destiné à l'urine. Charmant. Marcus croyait que les guérisseurs devaient faire preuve d'un minimum de tact. Manifestement la subtilité n'était pas le point fort de tous. Au moins cette jeune femme avait-elle le mérite d'être franche et directe, cela il ne pouvait le lui enlever. Elle avait de très étranges priorités (sérieusement, "la politique de Poudlard" ?) mais elle économisait son temps.

— Le ministère nous demande des examens complets, on applique la demande.

Marcus n'était pas entièrement sûr que cette phrase se formule de cette façon, mais il comprenait l'idée.

— Vous avez un petit cabinet juste-là.

Il refusait cette idée. Catégoriquement. Surtout si elle impliquait par la suite qu'il se fasse piquer le bras et pomper son sang sans vergogne.

— Quand vous reviendrez, vous vous allongerez sur la table d'examen juste ici, merci !

À peine eut-elle fini d'énoncer ses consignes que la jeune femme se replongea dans sa paperasse. Vraiment, elle savait économiser son temps. L'optimiser, même.

Très intéressant. Vraiment très intéressant.

En l'espace de quelques secondes, cette jeune femme s'était révélée brusquement fascinante.

Très bien. Marcus allait jouer le jeu. Un plan se formait déjà dans sa tête. Économiser le temps. Il allait économiser le temps.

Il se leva, alla s'enfermer dans le cabinet, écarta les plans de sa robe couleur émeraude de médicomage, et se soulagea dans le récipient. Les effets positifs du thé !

Il referma la braguette de son pantalon, se lava soigneusement les mains, sortit sa baguette et conjura un nouveau récipient, qu'il déposa dans le lavabo. Puis il remonta la manche gauche de sa robe, tendit son poignet au-dessus, apposa le bout de la baguette sur sa peau.

— Diffindo, murmura-t-il.

Il réprima un gémissement de douleur alors que le sort lui tranchait la chair et que le sang se mettait à couler avec abondance dans le récipient. Conscient de ce qu'il faisait, il avait pris soin de se couper à l'horizontale, pour éviter une trop grosse perte de sang. Après une bonne dizaine de secondes à faire couler le sang, et jugeant avoir rempli son office (et son bocal), il pointa à nouveau l'extrémité de la baguette sur le poignet.

— Vulnera sanentur.

La blessure se referma d'elle-même. Marcus rangea la baguette, déplaça le bocal de sang à côté du bocal d'urine, se relava les mains, le poignet, la vasque du lavabo et, une fois que tout ceci fut fait, sortit avec ses deux contenants.

— Et voilà.

Il déposa les bocaux devant la guérisseuse.

— Urine et sang. Je vous ai fait gagner un temps précieux, j'ai noté que vous étiez pressée. Je vous avoue que j'aimerais bien une sucette pour mon sacrifice.

Marcus alla alors s'asseoir sur le bord du lit d'examen. Ses jambes ne touchaient plus le sol, aussi se balançaient-elles dans le vide.

— Vous m'avez l'air d'une femme très occupée. Je vous admire, à vous voir accomplir tant de choses à la fois. Et je vous sens tendue. J'ai l'impression d'entendre les muscles de vos épaules grincer les uns contre les autres. Je peux vous recommander un excellent chiropracteur. Enfin… s'il n'est pas mort… Cela fait vingt ans, après tout… Et il n'était pas tout jeune. Quoique, me direz-vous, il a sûrement ressuscité.

Marcus sourit de nouveau, gêné.

— Je suis sincèrement désolé, j'en oublie dans ce contexte que nous sommes également collègues de travail, et je ne connais même pas votre nom. De toute façon, vous êtes une Serdaigle, donc je vous aime déjà.
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MessageSujet: Re: Libre * Consultation pour dé-mourru  Jeu 24 Mai - 20:36

Elle n'était pas forcément la plus avenante dans une telle situation mais la demoiselle avait milles choses à faire et milles choses en tête aussi, être guérisseur n'était jamais de tout repos et la demoiselle avait encore pas mal de travail devant elle tout en ayant un devoir bien particulier : celui de ne pas se tromper, d'être toujours juste dans ses diagnostics, dans ses dossiers, parce que les répercussions d'une erreur pouvaient être catastrophique pour un patient ou un autre et la jeune femme ne voulait pas prendre la responsabilité de lourdes erreurs médicales. Elle ne pouvait pas se le permettre professionnellement, tenant à conserver ses excellents résultats et commentaires, dignes d'une représentante de la maison serdaigle et elle pouvait encore moins se le permettre humainement parlant car elle ne supporterait pas d'être la cause de lourdes conséquences sur l'existence d'une tierce personne.

Quand l'homme revient et lui tend deux petits flacons, un d'urine et l'autre d'un liquide rougeâtre qu'elle identifie à du sang, la demoiselle fronce les sourcils en levant son regard vers lui, l'air contrarié du fait que la procédure n'ait pas été respectée. La demoiselle soupire comme il dit en plus lui avoir fait gagner du temps, comme si c'était en soit une bonne chose qu'il se soit auto-prélevé dans son dos. Peu importe, en soit, puisqu'elle a son échantillon. Mais elle est contrariée tout de même. Peut-être parce qu'elle n'avait pas vu le coup foireux venir. Quoiqu'il en soit, elle emballe soigneusement les deux échantillons, en remplissant un parchemin au nom de l'homme et elle dépose la lettre dans une corbeille, pour s'en occuper plus tard, sans la sceller.

«- C'est simplement que nous avons beaucoup de travail.» répond la demoiselle sans s'étaler sur sa vie et sans se plaindre. «Installez vous et faites «ah»» demande-t-elle en introduisant une sorte de tige entre les lèvres de son interlocuteur comme de dernier vient de dire qu'il l'aimait déjà du fait de sa répartition à Serdaigle. «Vous pouvez fermer la bouche.» indique-t-elle quand son prélèvement est réalisé. Elle place la tige dans un tube qui rejoins l'enveloppe brune.

Avançant de nouveau vers l'homme, elle vise sa baguette sur la tête de ce dernier pour un petit sort de contrôle, sans rien noter d'anormal, avant d'aviser les pans de la robe verte.

«- Pouvez-vous enlever les tissus inutiles ? Je dois contrôler votre cœur et les réflexes. Des douleurs particulières ? Des étrangetés à signaler ?»
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MessageSujet: Re: Libre * Consultation pour dé-mourru  Sam 26 Mai - 14:09

Marcus
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— C'est simplement que nous avons beaucoup de travail.

Ah.

— Installez-vous et faites "ah".

Déjà fait.

Son ah fut davantage similaire à un bwlargh car elle lui enfonça aussitôt une petite spatule dans la gorge, sûrement pour chatouiller un peu ses amygdales. Comme tout un chacun le savait, les amygdales, quand stimulées, libéraient une importante quantité d'hormones qui aidaient à localiser les incongruités du corps. Bien entendu. Marcus n'avait jamais rencontré un confrère (ni une consœur) médecin qui n'eût pas enfoncé sa languette jusqu'aux amygdales, c'était dire le professionnalisme de ce corps de métier.

— Vous pouvez fermer la bouche.

Était-ce une injonction ou un défi ? Marcus avait l'impression qu'elle lui avait enfoncé le poing entier dans la gorge et qu'il ne serait plus jamais à même de fermer les mâchoires.

— Pouvez-vous enlever les tissus inutiles ?

Était-ce une injonction ou un défi ? Encore ? Parce que pour enlever, il pouvait enlever. Cependant, il se souvint subitement d'un léger, ridicule, infinitésimal détail, qui avait été estompé tantôt par sa peur panique des aiguilles. Un détail légèrement, ridiculement, infinitésimalement gravé dans la chair de son avant-bras gauche. Imperceptible à l'œil nu… du reste il s'en préoccupait.

— Je dois contrôler votre cœur et les réflexes. Des douleurs particulières ? Des étrangetés à signaler ?

Marcus ne se dévêtit pas au-delà d'ôter la robe de médicomage vert émeraude. C'était, après tout, l'unique tissu inutile qu'il détectait sur son corps. Le reste était indispensable à son apparence d'homme bien sur lui et élégant.

Tout en pliant la robe, il s'interrogeait. Cette femme était-elle réellement une Serdaigle ? Elle faisait plutôt preuve d'un comportement digne d'une Serpentard, à savoir l'orgueil et la brutale efficacité d'un fonctionnaire londonien. Et comme son accent trahissait ses origines, Marcus supposait ne pas être si loin de la réalité. Il était surprenant qu'elle ne se soit même pas intéressée à la façon dont il avait obtenu le sang… ni s'être demandée s'il s'agissait réellement du sien.

… pourquoi avait-il tranché les veines de son propre poignet, de toute façon ?

— Des étrangetés à signaler ? Une seule.

Il se retourna vers l'infirmière et enfonça les mains dans ses poches.

— Mon fils. Henry. Je ne pense qu'à lui. Constamment. Chaque heure de la journée où mon esprit n'est pas occupé, je pense à lui. Notre dernière rencontre remonte, naturellement, à mon décès… et lui-même a été assassiné par des Mangemorts quelque temps après. J'ignore s'il est revenu à la vie ou non. Si vous êtes mère, ou même pas, simplement si vous avez un proche, vous devez comprendre ce que je ressens.

Marcus se mordit la lèvre inférieure pour empêcher la boule formée dans sa gorge de remonter.

— Je n'ai même pas pu lui dire au revoir. Nous nous étions férocement disputés… et puis je suis mort. Alors oui, des douleurs, j'en ai partout. J'ai envie de mourir, mais j'ai peur de revenir à la vie encore et encore. Seul. À jamais privé de la seule personne qui comptait pour moi. De la personne que j'ai blessée et que j'ai poussée à fuir… Et je n'ai que moi à qu'y m'en prendre. Avant de connaître mon fils, je n'étais qu'une coque emplie de colère, de frustration, de rage sourde. Comment suis-je censé continuer, maintenant ? Je suis un piano désaccordé. À quoi sert un piano désaccordé ? Alors dites-moi, guérisseuse : pouvez-vous guérir cette douleur particulière ? Me débarrasser de cette étrangeté ? De cette envie de n'avoir jamais revu la lumière ?

Il se passa machinalement la langue sur les lèvres.
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MessageSujet: Re: Libre * Consultation pour dé-mourru  Dim 27 Mai - 11:30

En temps normal, Audrey se poserait un peu plus de questions, elle prendrait un peu plus son temps. Le fait est que ces examens routiniers pour s'assurer que les revenus à la vie vont bien deviennent assez pesant et que les membres de l'hôpital sont tous fatigués. Ce n'est pas bon, parce qu'ils sont un peu moins bons, un peu moins professionnels, un peu plus surmenés. C'est le problème quand une affluence de cas se présentent, sans que les effectifs du personnel soignant ne soient doublés pour leur part. Ils font moins attention, prennent moins de gants. Audrey ne prend même pas la peine de confronter son patient, de vérifier ses doutes, quand à la manière qu'il a eut de prélever le sang qu'il lui a donné. La jeune femme se doute que c'est le sien, que comme d'autre il a eut recours à la magie pour s'en prélever, il n'est pas le premier à craindre les aiguilles. Mais elle aurait dût prendre le temps de vérifier la provenance de ce sang, les méthodes qu'il avait utilisé. Ils n'avaient simplement pas le temps, plus le temps. De toute façon, au moment de la mort, ils ont fait d'autres prélèvements, il n'y aura qu'à comparer. Et ce n'est pas dans leur intérêt de proposer le sang d'une tierce personne. S'ils sont malades, ils ne pourraient être soignés.

Elle procède à la suite de son intervention, de sa consultation, lui demande de retirer ses tissus inutiles pour qu'elle puisse l'ausculter correctement. Il écoute partiellement, seulement, comme il s'arrête pour répondre aux interrogations de la demoiselle. Rien de particulier, aucune étrangeté. mais une douleur morale, psychologique, quelque chose dans son cœur et dans sa tête, la perte d'un fils. Elle n'a jamais perdu d'enfant, c'est vrai, elle ne sait pas vraiment ce qu'il ressent mais elle l'imagine. Le seul mort qu'elle a connu, Audrey, c'était son cousin, un mangemort notoire, revenu à la vie. Rien de bien traumatisant pour elle en soit. Et elle voudrait prendre le temps de s'épancher d'avantage sur la détresse de son patient, mais le temps est une chose qu'elle n'a pas, qu'elle n'a plus. Et les peines qui sont celles de Monsieur Johnes dépassent les compétences de la demoiselle.

"- Non je suis désolé monsieur je ne peux pas faire cela, l'esprit, les traumatismes de ce genre, ce ne sont pas ma spécialité, mon domaine. Mais je peux vous orienter vers le service de psychiamagie pour un suivit, je pense qu'ils pourront vous aider. De même, votre fils est peut-être revenu parmi nous, vous devriez aller faire un tour au ministère de la magie, ils sont les mieux renseignés sur tout ceci et devraient pouvoir vous répondre sans mal."

Elle voudrait être plus rassurante, mais l'heure tourne et elle doit continuer son auscultation, noter ses remarques dans le dossier de cet homme et envoyer les analyses de ce dernier au service compétent. Il ne s'est pas entièrement dévêtu. Ils sont nombreux à ne pas le vouloir. Venu d'un autre temps, d'une période de plus de pudeur, parfois du XIXème siècle, elle commence à avoir l'habitude de ces personnes, de leurs mœurs. Alors elle compose, se débrouille. Tous ne veulent pas se déshabiller devant une femme, ce n'était pas correct pour eux.

"- J'aurais besoin que vous retiriez ce qui reste Monsieur. Je sais que cela peut sembler désagréable, mais je dois observer si je vois des hématomes, des plaies externes quelconques..."

En soit elle doit vérifier l'état du corps, mais elle ne peut pas le dire comme ça, de but en blanc, aussi crûment.


Avec le bon compte c'est mieux mdr
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MessageSujet: Re: Libre * Consultation pour dé-mourru  Dim 27 Mai - 17:35

Marcus
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— Non je suis désolée, Monsieur, mais je ne peux pas faire cela, l'esprit, les traumatismes de ce genre, ce sont ne sont pas ma spécialité, mon domaine.

Rien de bien étonnant à cela. Combien de guérisseurs étaient spécialisés dans une seule sphère d'activité, au point d'en être handicapés quant au reste de leur travail ? Marcus avait connu un médicomage, le docteur Scrivello, qui travaillait uniquement sur les dents. C'était aussi parce qu'il aimait torturer ses patients, mais ceci était un sujet entièrement différent…

— Mais je peux vous orienter vers le service de psychiamagie pour un suivi, je pense qu'ils pourront vous aider.

Si Marcus ne s'abusait, le service de psychiamagie (sérieusement, ils étaient TOUS des sorciers ici, pourquoi s'embêter à toujours préciser "magie" dans les noms ? Médicomage, psychiamagie, soins pour blessures magiques… évidemment que personne n'allait venir à Sainte-Mangouste pour une vulgaire carie ! Déjà parce que tout un chacun pouvait la retirer à l'aide d'un sort commun, ensuite parce que le docteur Scrivello avait vraiment sali la réputation du service dentaire… enfin, dentomagique…) se situait au troisième couloir à gauche du grand hall.

C'était toutefois une information capitale… Si la jeune guérisseuse ne s'occupait que de la partie physiologique… Marcus n'avait plus aucun intérêt à obtenir ses dossiers. Il savait dorénavant où se rendre pour mettre la main sur ce dont il avait besoin, et ceci était un gain de temps considérable.

Parfait.

— De même, votre fils est peut-être revenu parmi nous, vous devriez aller faire un tour au ministère de la magie, ils sont les mieux renseignés sur tout ceci et devraient pouvoir vous répondre sans mal.

Pas sûr, Marcus attendait encore la réponse à sa demande émise en 1980 pour participer au forum des métiers. Si le Ministère ne parvenait pas à répondre, que ce fût favorablement ou défavorablement, à une si triviale requête, Marcus doutait fort que le gouvernement fût capable de lui dire si son fils avait survécu. Harry Potter avait été formel à ce sujet : Henry, s'il avait revécu, ne s'était pas encore manifesté…

Le chat de Schrödinger et le fils de Marcus Johnes, une seule et même entité…

— J'aurais besoin que vous retiriez ce qui reste, Monsieur. Je sais que cela peut sembler désagréables, mais je dois observer si je vois des hématomes, des plaies externes quelconques…
— Oui bien entendu, veuillez me pardonner, je vous ai fait perdre suffisamment de temps comme cela.


Marcus sortit sa baguette et l'agita. Aussitôt, ses vêtements le quittèrent et allèrent se déposer, pliés en quatre, sur le dossier de la chaise devant le bureau de la guérisseuse. Ne lui restait plus que son boxer sur le corps. Pour bien montrer qu'il n'avait plus rien sur lui, Marcus leva les mains à mi-hauteur et fit un tour sur lui-même, révélant au passage la cicatrice rougeoyante d'irritation qui traversait son poignet de part en part, conséquence malheureuse de sa peur panique des seringues. À première vue la guérisseuse pourrait effectivement songer à une tentative de suicide, et elle n'aurait pas tort. Marcus se demandait encore ce qui l'avait pris de commettre un acte pareil. Pour quelqu'un qui se targuait d'être particulièrement intelligent, c'était une action particulièrement stupide.

Soupirant d'embarras à cause de sa propre bêtise, Marcus alla se réinstaller sur le lit d'examen, allongé sur le dos, les mains jointes sur le ventre, et observa la guérisseuse.

Comme s'il la voyait pour la première fois, il réalisa qu'elle n'était pas du tout désagréable à regarder, loin s'en fallait. Elle avait un visage plutôt fin pour sa taille (à vue de nez, elle devait mesurer dans les un mètre soixante-quinze ou quatre-vingt), avec des lèvres pulpeuses et une mâchoire prononcée. Elle était un peu replète, certes, mais cela avait l'avantage de lui conférer les formes qu'il fallait là où il le fallait.

Il nota mentalement de l'inviter à prendre un café un de ces jours.

— Suis-je suffisamment endommagé à votre goût, docteur ? s'enquit-il d'un sourire innocent.
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MessageSujet: Re: Libre * Consultation pour dé-mourru  Lun 28 Mai - 13:50

L'heure tourne et pourtant, pourtant, la consultation n'en finit pas. Audrey a pas mal de choses à vérifier d'une part et d'une seconde, elle prend tout de même un peu de temps pour répondre à son interlocuteur et se montrer plus ou moins rassurante au sujet de son fils. La jeune femme songe que comme les autres disparus, il a ses chances d'être revenue à la vie mais elle ne peut pas lui dire, ne peut pas le certifier et pourtant ce gamin, elle risque de le croiser sous peu, dans l'après-midi en se rendant à Poudlard. Pour elle, les plus à même de répondre à la question de son patient, c'est donc le ministère de la magie et le nouveau service des revenus à la vie. Mais peu importe car déjà elle reprend le cours de sa consultation, comme l'homme ne semble pas vraiment décidé à suivre son conseil. Ou peut-être que si, en soit, elle ne sait simplement pas comment interpréter la mine qu'il arbore. Et ce ne sont pas ses affaires dans le fond, libre à lui de suivre ses recommandations ou non. Elle doit continuer et de fait, lui demande de se déshabiller.

Elle ne manque pas de voir la cicatrice à son bras et soupire légèrement, de concert avec son patient, en lâchant un succinct "très intelligent". Cette marque rouge trahie le fait que sa pensée tout à l'heure était la bonne au sujet de la manière qu'il a eut de se procurer son sang et elle l'a d'ailleurs notifié dans ses papiers. Elle ajoute, à la plume, un "vérifié" dans la marge pour indiquer que sa supposition se révélait être exacte. Il avait volontairement scarifié ses chairs, provoqués un saignement, pour récupérer son sang. Une tentative de suicide aurait été possible... mais elle sentait que ce n'était pas ça. Parce que la légère cicatrice montrait qu'il avait coupé de telle sorte que le sang s'écoule doucement.

"- Vous ne devriez pas faire cela vous savez." fait-elle finalement remarquer en prenant sa main pour attirer son poignet vers elle et l'observer d'avantage. "Ce n'était pas très malin."

Et elle note, pour elle même, que désormais elle les enverra uriner après avoir fait les prélèvements sanguins dont elle aura besoin, quitte à devoir les stupéfixer pour cela. Et c'est suffisamment déontologique dans le cas de patients récalcitrants, comme les docteurs sorciers refusent de prendre le risque de se faire casser le nez ou l'arcade sourcilière, comme les docteurs moldus. Relâchant cette main, la jeune femme observe consciencieusement le corps de son patient promenant son regard sur son buste, son dos, ses jambes.... Et elle ne sait pas s'il s'amuse de cette observation, mais la remarque que l'homme lui fait lui arrache un rire franc. Un rire qu'elle ne parvient pas à stopper tout de suite. Lui demander s'il est suffisamment endommagé. Comme si son unique but dans l'existence était de voir des corps endoloris, tourmentés, blessés, saccagés.

"- Je pense que bien des messieurs aimeraient être à ce point endommagé." commente-t-elle finalement en retrouvant son sérieux.

Et elle poursuit son observation, s'arrêtant sur une cicatrice rouge, immobile, qui lui fait lever la tête vers lui et elle le questionne du regard, comme cette marque l'intrigue et ne lui semble clairement pas anodine. . Elle est suspicieuse en l'observant. Née moldue, après tout. Cette cicatrice, irritée, a beau ne pas bouger, elle inquiète Audrey. Et elle se demande s'il ne parlait pas de ça, quand elle a rit, comme elle allait justement observer le bras la portant, à ce moment là.

"- J'espère que cela ne vous était pas trop désagréable, d'être ausculté par une née moldue !" dit-elle, ne parvenant pas à se freiner, tenant toujours ce bras entre ses mains.
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MessageSujet: Re: Libre * Consultation pour dé-mourru  Lun 28 Mai - 18:20

Marcus
Johnes

Audrey
Russel

Libre consultation pour dé-mourru
La remarque fit enfin rire la guérisseuse, et ce fut un soulagement pour Marcus. Déjà parce qu'elle avait un rire agréable à entendre, ensuite parce qu'il était en général agréable d'entendre un rire plutôt qu'une remontrance.

— Je pense que bien des messieurs aimeraient être à ce point endommagés.

Marcus en convenait. Pour un homme de techniquement soixante ans (dont vingt de cadavre), il était plutôt en bonne forme. Après tout, la tâche de retrouver son fils le forçait à s'entretenir pour ne pas succomber au stress, prendre trente kilogrammes d'un coup, et finir en chaise roulante… Sans compter qu'il y avait aussi le fait de…

— J'espère que cela ne vous était pas trop désagréable, d'être ausculté par une née-moldue !
— Je vous demande pardon ?


Il n'avait pas remarqué que la jeune femme s'était attardé sur son avant-bras. Précisément, sur la marque au fer rouge de son avant-bras. Les restes d'une période trouble. Comme un gamin en manque de repères, Marcus s'était fait faire son tatouage contestataire à un moment déraisonnable et désormais il devait expliquer à tout le monde qu'il n'était pas nazi, juste monumentalement stupide quand l'envie l'en prenait.

— Oh. Intéressant, vous êtes d'origine non-magique, et pourtant vous utilisez un terme dénigrant pour parler des vôtres. Mais non, ce n'est pas désagréable d'être ausculté par une “née-moldue”. En quoi serait-ce désagréable ? Ce serait désagréable si vous n'étiez pas qualifiée pour ce travail ! Ou si vous aviez usé d'une seringue…

Il se contorsionna, puisque la guérisseuse ne paraissait pas décidée à lui rendre l'usage de son bras, et de sa main libre caressa le rash cutané rougeoyant.

À ce stade, autant dire la vérité. Qu'y avait-il à dissimuler, de toute façon ?

— Cette marque… est effectivement ce que vous croyez. La fameuse Marque des Ténèbres. J'admets avoir été séduit jadis par les idéaux de Lord Voldemort. Avec le recul, je ne saurais vous dire pourquoi je l'ai rejoint. J'étais plein de colère, de frustration, d'impuissance, je cherchais un coupable à mes malheurs du moment… Si j'avais su. À cette époque, désormais lointaine, il y avait tellement peu de Mangemorts que Voldemort accordait sa marque aux premiers venus. Voilà l'origine de cette marque. Cependant, je ne suis resté à son "service" que quelques maigres semaines. J'avais rejoint Voldemort pour changer le monde, le rendre meilleur. J'ai vite compris que lui ne s'intéressait qu'au pouvoir, et que ses Mangemorts n'étaient qu'une bande de voyous psychopathes qui jouissaient de l'impunité soi-disant accordée par la pureté de leur sang.

Il préféra passer sous silence les maltraitances infligées par Voldemort. Marcus ne cherchait pas la pitié, ce n'était pas de son genre. Enfin, si cela ne lui rapportait rien. Toutefois, même en les taisant, il se souvenait parfaitement des Doloris à répétition… Son corps s'en souvenait aussi, manifestement, car sa main eut un spasme éclair.

— Le Docteur Lavarius se portera garante de ma version. Le conseil d'administration de l'hôpital est également au courant de mes malheureux antécédents. Pour en revenir à notre sujet, non, ce n'était pas désagréable que vous m'auscultiez. Ce qui était désagréable, c'était de vivre éternellement dans la crainte d'être retrouvé par les autres Mangemorts, c'était de voir mon fils prendre le même chemin que moi et de le voir reproduire les mêmes erreurs. La colère, la frustration, que je ne savais comment canaliser. Notre dernière dispute s'est achevée sur son départ du foyer familial… Les Mangemorts, j'ignore comment, m'ont retrouvé le premier, et ils m'ont… eh bien… pas besoin de vous faire un dessin, je crois. Puis deux ou trois jours après, ils ont également eu mon enfant.

Marcus serra le poing.

— Par ma faute, simplement parce que j'ai été stupide, mon enfant est parti. Pire. J'ai tué mon enfant. J'ai tué mon enfant… C'est moi qui l'ai…

Une boule se forma à nouveau dans sa gorge. Il essaya de sourire derechef, bien que son rictus fut bien amer, virant presque à la grimace.

— Parce que j'ai cru naïvement à des mensonges, je suis mort, j'ai perdu ce qui comptait le plus à mes yeux. Normalement je devrais avoir soixante ans… Henry aurait terminé ses études et serait devenu un artiste… Il aurait eu… Il aurait eu une femme, peut-être même un enfant à son tour. Peut-être que je serais devenu grand-père… Par conséquent, je ne suis pas un Mangemort, et je ne suis certainement pas leur allié. Je les hais…

Ses yeux s'embuèrent, ses cils se chargèrent de larmes salées.

— Mais pas autant que ce que je me hais… Alors non, c'est agréable de vous avoir vous, car vous me rappelez que je ne finirai jamais d'expier ma faute et que je ne fuirai plus mes responsabilités…

Marcus laissa échapper un ricanement embarrassé.

— Et je déballe tout ceci en caleçon… Marcus Johnes, roi de l'à-propos.
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MessageSujet: Re: Libre * Consultation pour dé-mourru  Mar 29 Mai - 19:54

La demoiselle lève un sourcil comme l'homme l'accuse d'avoir un terme dénigrant. Non, né-moldu n'est en soit pas dénigrant. Pas au goût de la demoiselle. Il existe d'autres termes, des insultes, qui sont bien plus dénigrantes, bien plus blessants, bien plus horribles que de dire né-moldu, au cas où cet homme l'ignorait. Mais à voir cette trace sur son bras, la jeune femme suppose que son interlocuteur n'est pas sans les connaître, ces propos infâmes, ces mots abjects.

«- J'ai dis né-moldue, je n'ai pas dit... autre chose.» fait remarquer la demoiselle sans pouvoir se résoudre à dire sang-de-bourbe, même seulement pour citer et sans viser personne avec ce mot. «Ce serait désagréable parce que ça l'est pour les gens... qui le suivent, habituellement et qui sont persuadés d'être supérieur parce que leur sang est prétendument pur !» répond la jeune femme non sans une certaine véhémence à l'encontre de son interlocuteur.

Elle lève un sourcil comme l'homme s'explique au cours d'un véritable plaidoyer en sa faveur, expliquant comment, pourquoi, il avait voulu rejoindre Lord Voldemort. Un monde meilleur. Un monde meilleur en opprimant des personnes qu'il ne considérait pas digne d'exercer la magie mais qui étaient pourtant tout à fait capable de les soigner, de réaliser des sorts, au même titre que les autres. La demoiselle ne voyait pas comment on pouvait rejoindre Lord Voldemort en ignorant cela, en ignorant les pensées qu'il avait à l'égard des personnes nées sans pouvoirs magiques ou nées de ces personnes sans pouvoir. Elle ne doutait pas qu'il devait, encore moins, estimer les cracmols en soit. Mais ainsi donc il était mort à cause des mangemorts. La demoiselle n'avait pas encore lu cette partie du dossier de son patient. Elle ne répond rien, ne sachant ce qu'elle pourrait dire, laissant simplement l'homme continuer ses confidences, son flot de paroles visiblement salvatrices, puisqu'il continuait de les dire, comme s'il se libérait d'un poids. La demoiselle n'est certes pas psychomage, mais elle le laisse dire malgré tout.

Elle l'écoute parler sans rien dire, sans répondre, ne sachant ce qu'elle pourrait faire de toute façon, ce qu'elle pourrait déclamer, pour le faire aller mieux. Et elle le laisse creuse plus profondément dans ses pensées, dans ses tourments, se pousser à expier ses fautes, pour toujours. Enfin pourtant il s'arrête et souligne l'incongruité de la situation, qu'elle avait oublié elle-même, alors qu'il est effectivement toujours en caleçon. Mais elle n'avait pas fait attention à cela, focalisé sur son visage, sur son regard pour y déceler l'éclat éventuel du mensonge, sur ses traits, sur ses lèvres qui s'agitaient pour le défendre.

«- Vous... vous pouvez vous rhabiller.» parvient-elle à dire comme son regard a effectivement glissé sur la silhouette de son patient comme ce dernier avait souligné sa nudité partielle.

Replongeant son nez dans ses notes la demoiselle écrit encore à son sujet, tout ce qu'il a put dire d'utile, le laissant se rhabiller. Soixante ans, si elle n'avait pas vu d'autres revenus à la vie, la jeune femme ne le croirait pas possible. Soixante ans et le corps fringant d'un homme de quarante, qui ne devait pas manquer de faire tourner les têtes de bien des jeunes demoiselles, même de vingt ans, ignorant son âge véritable. Mais elle finit par redresser la tête en oubliant ces pensées qu'elle ne devrait pas laisser ainsi vaquer et l'égarer.

«- Marcus Jones vous avez dit ? Quel est le nom de votre fils ?»
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MessageSujet: Re: Libre * Consultation pour dé-mourru  Sam 2 Juin - 5:07

Marcus
Johnes

Audrey
Russel

Consultation pour dé-mourru
Il y eut un court temps de silence avant que la guérisseuse prenne enfin la parole :

— Vous… vous pouvez vous rhabiller.

Marcus acquiesça d'un simple hochement de tête. Il se leva et enfila d'abord son pantalon, sa chemise, sa veste, et finalement sa bague ornée d'une pierre noire. Il reprit également sa robe de médicomage, la laissant pliée au creux de son bras, et enfonça les mains dans les poches, attendant le verdict, la sentence plutôt, de la guérisseuse.

Il ne reçut pas exactement ce à quoi il s'attendait.

— Marcus Johnes, vous avez dit ? Quel est le nom de votre fils ?

Marcus fronça les sourcils, abasourdi. Il n'avait pas anticipé un seul instant que la jeune femme puisse lui poser une question autre que professionnelle. C'était rafraichissant. Inattendu, mais rafraichissant. C'était comme percevoir une fissure dans un masque d'invulnérabilité. Une autre, après l'avoir regardée pour ce qu'elle était.

Il esquissa un sourire maussade, penchant la tête sur le côté de quelques maigres degrés.

— Henry. Johnes. Attention, il y a un H dans le nom, j'ai découvert qu'il existait des centaines de Henry Jones sans H…

Ses yeux se mirent à briller d'un espoir subit. Une vague de chaleur émana de son cœur. Pour la première fois en des semaines et des semaines d'incertitude, il sentit poindre en lui une lumière, comme s'il apercevait la fin d'un tunnel qui avait mis trop longtemps à venir. Son sourire s'élargit davantage, révélant ses dents aux commissures de ses lèvres.

— Sauriez-vous quoi que ce soit sur mon petit ? Je vous en prie… Dites-moi que vous savez quelque chose… Je… Je ne saurais comment vous remercier dans l'immédiat, mais je vais y réfléchir…

Son cœur fit un nouveau bond dans sa poitrine. Et si elle ne savait rien ? Et si elle pensait savoir mais se trompait de personne ? Et si la vérité était trop horrible à découvrir ? Et si… et si… et si…

… et si Henry se cachait de lui ? Et s'il n'avait pas envie qu'on le retrouve ? Marcus n'avait pas oublié les paroles de Harry Potter, et ses mots résonnaient dans sa tête comme un écho dans la gorge abrupte d'une montagne.

À l'instant, Marcus se demanda s'il ne préférait pas l'incertitude à la connaissance.

Il était vrai qu'un véritable Serdaigle aurait préféré la connaissance, c'était ce que ses parents lui avaient appris depuis son enfance. Un véritable Serdaigle. Mais Marcus n'était pas un bête Inferius sans émotions, et la partie torturée en lui VOULAIT ne pas découvrir la réalité. Il était suspendu aux lèvres de la guérisseuse, tremblotant imperceptiblement de tous ses membres.

C'était encore pire que l'attente entre le moment où le Choixpeau touchait le sommet de sa tête et le moment où il avait déclaré son verdict. Et cette fois-là, la réalité avait été effectivement abominable…






[HRP : je suis désolé, c'est vraiment pas très long !]
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MessageSujet: Re: Libre * Consultation pour dé-mourru  Sam 2 Juin - 20:17

La demoiselle ne peut pas manquer de s'interroger quand elle entend le nom de famille de son patient du jour. Parce que Johnes, cela lui parle mais cela reste un nom somme toute assez commun en terres Britannique. Alors elle demande, elle demande à cet homme le nom de son enfant, pour savoir. Parce qu'un Johnes elle en connaît bien un, deux maintenant du coup. Et cela aiguise sa curiosité même si elle se rend compte rapidement qu'elle n'aurait peut-être pas dût demander cela, à voir la tête que fait son interlocuteur. Et la voix qu'il adopte quand il lui donne sa réponse, avant de demander si la demoiselle a des informations sur son petit garçon. La sorcière tressaille imperceptiblement. Car le Johnes qu'elle connaît, ce Johnes dont elle a vu le dossier à Poudlard, s'appelle bien Henry c'est vrai. La jeune femme cependant ne peut pas de but en blanc dire la vérité à cet homme. Elle ne peut pas lui dire, sans avoir plus d'informations que ça, que son fils est vivant, qu'il est à Poudlard. La brunette préfère d'abord prévenir Henry que son père le cherche, avoir sa version des faits, aviser. Peut-être parler aux professeurs de l'école pour avoir leur avis, leur conseil, sur cette histoire. Mais dans l'immédiat elle ne peut rien faire, elle ne peut pas à se point se mêler de la vie de ces personnes, elle n'a pas la version de l'enfant après tout et s'il ne cherchait pas son père, pour sa part ? La situation est délicate et Audrey doit prendre sur elle, face à la mine arborée par Marcus, pour ne pas flancher.

«- Non, je demandait comme cela, au cas où j'entendrais parler de quelque chose, si j'entends son nom prochainement... Vous savez il y a des euh... je ne sais pas comment dire cela le plus... enfin vous comprenez, des gens comme vous, tout les jours. Peut-être qu'un jour j'entendrais le nom de votre fils parmi aux, ou que je serais amenée à l'ausculter, comme vous aujourd'hui. C'est seulement... pour savoir. Vous prévenir si effectivement j'ai des nouvelles.

La demoiselle ment et c'est mal, c'est vraiment mal pour sa conscience mais elle n'a pas le choix, elle ne veut pas commettre d'impair et elle ne peut pas être toute à fait sûre que l'homme lui a raconté la vérité, après tout. Sa qualité de membre de l'ordre du phénix l'a amenée à être méfiante. Cet homme peut tout aussi bien chercher à tuer de nouveau une ancienne victime. Ou peut-être qu'il était infernal avec son enfant, loin de cette image de repentant qu'il offre à Audrey sur le moment. Alors la jeune femme se convainc qu'elle fait bien, qu'elle ne doit rien dire, pas pour le moment, qu'elle verra en temps et heure, quand elle aura consulté ceux qui connaissent l'affaire mieux qu'elle, pour avoir eut Henry comme étudiant avant sa mort par exemple.
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MessageSujet: Re: Libre * Consultation pour dé-mourru  Mar 5 Juin - 17:23

Marcus
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Audrey
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— Non, je demandais comme cela, au cas où j'entendrais parler de quelque chose, si j'entends son nom prochainement…

De toutes les réponses, c'était à nouveau celle à laquelle Marcus s'était le moins préparé. Après le suspense, il n'avait même pas imaginé que la guérisseuse aurait demandé cela juste pour une information future.

C'était…

— Vous savez il y a des euh…

Des ?

— Je ne sais pas comment dire cela le plus…

Mais encore ?

— Enfin vous comprenez, des gens comme vous, tous les jours.

… des ex-Mangemorts à la recherche de leur fils disparu qui tuaient le temps en essayant de regrouper les anciens cultistes du Seigneur des Ténèbres en vue de prendre le pouvoir à court terme, et à long terme d'instaurer une paix durable ?

Ou des pères endeuillés qui tentaient d'accumuler le plus renseignements sur leurs anciens ennemis revenus à la vie dans l'idée de les tuer derechef ?

Ou encore des sorciers talentueux psychologiquement maltraités par leur résurrection déterminés à détruire toutes leurs attaches à leur passé et à aller de l'avant ?

Les possibilités étaient presque infinies, cela en était étourdissant !

— Peut-être qu'un jour j'entendrai le nom de votre fils parmi eux, ou que je serai amenée à l'ausculter, comme vous aujourd'hui. C'est seulement… pour savoir.

Marcus fronça les sourcils. Oui. Pour savoir. Peut-être était-ce de la paranoïa, mais à cet instant il aurait donné cher, très cher, pour avoir une fiole de véritasérum sous la main. Il fixa la guérisseuse droit dans les yeux, essayant de décoder ses maniérismes, ses tics, les moindres crispations de ses traits.

Elle se justifiait beaucoup, beaucoup trop pour être totalement innocente. Innocente de quoi, justement ? Il pouvait très bien la coincer dans ce bureau. Contacter Baldrick. Emmener la guérisseuse dans un coin tranquille, et lui extorquer tout ce qu'elle savait, si elle savait quoi que ce fût, à la main. À nouveau, il fustigea l'absence de véritasérum. Sans se vanter, Marcus se targuait d'être un véritable technicien quand il s'agissait d'obtenir des informations. Plus qu'un technicien, même : un artiste. Après tout, il était la raison principale derrière le trépas si malheureux de tant de membres de l'Ordre du Phénix…

— Vous prévenir si effectivement j'ai des nouvelles.

Pourtant… pourtant, cette guérisseuse ne pouvait mentir. C'était impossible. Pas avec un tel visage d'ange.

Néanmoins, Marcus avait découvert une chose en mourant : c'était que l'au-delà n'était pas si désagréable, et que les anges n'existaient pas.

Il s'avança vers la guérisseuse et lui posa la main sur l'épaule, le pouce effleurant sa clavicule et l'index touchant sa nuque.

— Je vous remercie du plus profond de mon être, guérisseuse. Je ne vous cache pas que je m'attendais à une véritable bonne nouvelle, mais je patienterai. Et je prierai. Je prierai pour que vous retrouviez mon petit. J'ai une confiance absolue en votre détermination. Serdaigle un jour…

Il la lâcha et se dirigea vers la porte du bureau pour sortir. Il l'ouvrit, mais se retourna une dernière fois.

— Dites-moi… Voudriez-vous, par hasard, prendre un café ou un thé avec moi, un jour ? Je connais un très bon salon de thé au Chemin de Traverse. Ce serait déjà une première façon de vous remercier pour votre abnégation, et, ensuite… j'aimerais apprendre à vous connaître plus en détails, et dans un cadre moins professionnel. Enfin, la réponse ne presse pas, ha ha… je vous laisse y réfléchir tranquillement. Au plaisir de vous revoir, guérisseuse. À bientôt.

Il referma silencieusement la porte derrière lui et remonta le couloir en direction du bureau du docteur Lavarius. Il avait quelques mots à échanger avec sa traîtresse de collègue…

Marcus serra fermement dans son poing le cheveu qu'il avait dérobé à la guérisseuse et s'arrêta subitement. Il venait de dépasser la porte qui menait au service de psychiamagie (sérieusement, psychiamagie…). Il l'examina minutieusement, comme pour déceler la présence quelconque d'un élément intrusif… avant de sourire, de la pousser, et de pénétrer dans cette aile si particulière de l'hôpital. Après tout, tout ce (et tous ceux) dont il aurait besoin se trouverai(en)t précisément dans ces lieux…
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