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 Fracture [SOLO FLASHBACK]

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Chef Mangemort

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Date de naissance : 17/11/1940
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MessageSujet: Fracture [SOLO FLASHBACK]  Jeu 2 Aoû - 15:59

Marcus
Johnes

Solo
Flashback

Fracture
Confortablement enfoncé dans son fauteuil, Marcus Johnes tenait une tasse de thé au jasmin dans sa main gauche. Il remuait avec nonchalance sa main droite, les doigts serrés sur le bois de mélèze de sa baguette. Grâce à un wingardium leviosa, plusieurs couteaux aiguisés flottaient en dansant au-dessus de lui.

D'un geste vif du poignet, Marcus projeta l'une des lames sur une photo punaisée au mur d'en face. La photo représentait Edgar Bones, qui s'accrocha à un rebord pour éviter la pointe de la dague qui transperçait le papier, avant de bondir par terre et d'entamer une petite danse ridicule.

Marcus serra les mâchoires et ferma les yeux pour tenter d'évacuer le sentiment lancinant de fureur qui l'envahissait. Il but quelques gorgées de son thé tandis qu'un deuxième couteau fusait sur la photographie. Le petit Edgar en noir et blanc se baissa de manière acrobatique pour esquiver l'attaque et se releva en s'essuyant le front.

On frappa soudain à la porte d'entrée. Marcus tourna la tête, ses lames encore en l'air tombèrent brusquement par terre dans un tintement discordant. Fronça les sourcils, il posa la tasse de thé sur la table basse, se leva et se dirigea vers la porte de l'appartement.

— Oui ?

Une voix étouffée lui parvint depuis l'autre côté.

— C'est moi.
— Moi qui ?
— … Moi. Ouvre, Johnes.


Marcus avait parfaitement compris de qui il s'agissait, il voulait simplement l'ennuyer un peu.

— Comment puis-je être bien sûr que c'est toi ? Ce pourrait être quelqu'un qui se fait passer pour toi. Dis-moi une seule chose de toi que quelqu'un qui ne serait pas toi ne saurait pas.
— Johnes, si tu n'ouvres pas, je te tue.
— … D'accord, c'est bien toi.


Marcus ouvrit la porte en grand pour révéler Bellatrix Lestrange. Il s'écarta pour la faire entrer, mais quand il voulut refermer derrière elle, elle bloqua la porte d'un coup de pied et tira un objet aussi lourd qu'invisible à l'intérieur. Mais elle referma elle-même. Marcus grimaça. Autant que ce que cela comptait à ses yeux comme une violation répugnante de son intimité, il était curieux de savoir ce que la folle de service manigançait.

De tous les Mangemorts au service du Seigneur des Ténèbres, Bellatrix Lestrange était, de loin, celle qu'il méprisait le plus. Ce n'était à ses yeux qu'une sauvage psychotique qui servait de son maître comme prétexte pour assassiner et torturer à tours de bras. Marcus aurait largement préféré discuter une après-midi entière avec le jeune Severus Rogue, et il savait que le jeune Severus Rogue le détestait. Maaais le jeune Severus Rogue avait l'avantage indéniable d'être quelqu'un de relativement raisonnable doté d'un sens de l'humour relativement développé. Présomptueux et arrogant, aussi. Il portait davantage la marque d'un Gryffondor que d'un Serpentard, mais disserter du jeune Severus Rogue ne lui ferait pas découvrir ce que cette cinglée de Lestrange lui voulait.

— Que veux-tu, Black ?

Bellatrix lui décocha un regard assassin.

— Le révéré Seigneur des Ténèbres t'aurait-il chargée d'une information à me communiquer ?

Bellatrix toucha du bout de sa baguette le vide derrière elle, et se révéla alors un très gros sac qui gigotait et grognait.

— … Je ne veux pas savoir ce qu'il y a dans ce s…
— Un Moldu.
— Un quoi ?!


Marcus crut qu'il allait s'étouffer avec sa propre langue.

— Un Moldu, répéta Bellatrix avec aplomb.
— Déjà, on dit "non-magique". Moldu, c'est réducteur. Ensuite : quoi ?! Bellatrix, as-tu perdu l'esprit ?! NE RÉPONDS PAS ! Surtout, surtout, ne réponds pas.

Marcus se pinça l'arête du nez.

— J'ai besoin de toi. Si j'avais pu aller chez quelqu'un d'autre, je l'aurais fait, mais je n'ai pas le choix.
— Forcément, tu n'aimes personne, évidemment que tu ne peux aller chez personne d'autre.
— Écoute bien, Johnes, je n'ai pas le temps de discutailler. J'ai besoin que tu gardes ce Moldu pour moi, je dois vite repartir, je reviens au plus tôt.
— Mais pourquoi diable as-tu besoin d'un moldu vivant ?
— Pour le torturer !


Bellatrix annonça ses intentions avec une sincérité si désarmante que Marcus ne sut quoi rétorquer et elle en profita pour s'éclipser dans un transplanage sulfureux. Marcus se frotta la nuque, plus confus qu'autre chose, puis il se décida à ouvrir le sac.

À l'intérieur, effectivement, se trouvait un adulte ligoté et bâillonné. Marcus poussa un soupir de soulagement. Il n'éprouvait aucune sympathie pour les moldus, mais il ne s'abaissait pas à assassiner/torturer les enfants. Bellatrix ne partageait pas sa noblesse d'âme. Marcus ôta le bâillon du moldu.

— Pitié, laissez-moi partir, je vous donnerai tout ce que j'ai ! Tout ce que vous voulez, tout tout tout tout !
Silencio.


Marcus tendit sa baguette. Le sortilège frappa le Moldu, qui continuait à ouvrir et fermer la bouche sans émettre un son. Il n'avait pas l'air de s'en rendre compte. Marcus retourna s'asseoir dans son fauteuil. La photographie d'Edgar Bones lui tira la langue. Marcus s'empara d'un couteau par terre et le jeta sur la photo. La lame se planta miraculeusement au plafond.

Derrière lui.

Edgar Bones éclata d'un rire muet.

— Bon…

Marcus récupéra sa tasse de thé, se releva, et, la main enfoncée dans la poche, s'approcha du Moldu. Il l'observa comme un savant aurait observé un cobaye en pleine vivisection. De toute évidence, ce pauvre bougre n'en avait plus pour longtemps. Le retour de Bellatrix signerait son arrêt de mort, et Marcus préférait curieusement sa compagnie à celle de Bones. Il reprit sa baguette et leva le sortilège de mutisme.

— … suis un scientifique, je peux vous être très utile, je sais plein de choses ! Je peux vous apprendre à…
— Voyez-vous cela.


Marcus s'accroupit et but quelques gorgées de thé.

— Que peux-tu m'apprendre, mon visqueux ami ?
— Je… Je sais ce que vous êtes ! Mon frère est un des vôtres !
— Un Mangemort ?
— Un sorcier ! C'est quoi un Mangemort ?
— Une erreur de jugement. Vous êtes le frère d'un sorcier. Vraiment. Ce n'est pas un Sang-pur, donc. Regrettable pour lui.
— Pourquoi donc ?
— Tiens, tu veux faire la conversation. Si je te l'ordonne, est-ce que tu me donnes la papatte, aussi ? Puis-je te baptiser Monsieur Pantoufle ?
— Quand mon frère saura ce que vous m'aurez fait, vous…
— Ton frère ne saura ri…


Marcus s'interrompit. Évidemment que son frère saurait, les Mangemorts signalaient toujours leurs forfaits d'une Marque des Ténèbres visible de tous depuis les cieux. La discrétion incarnée.

— Oui. Bon. Peut-être qu'en effet, les Mangemorts ne possèdent pas la force supérieure dont ils se revendiquent. Mais je ne suis pas comme eux. Et crois-moi, moldu, tu regretteras bien vite de ne pas avoir affaire à moi. Bellatrix n'est pas connu pour sa… magnanimité.
— Vous n'avez pas répondu. Pourquoi est-ce regrettable que mon frère ne soit pas pur ?
— Pas de sang pur. Tout le monde sait que la magie se transmet par le sang. Depuis des siècles, les familles sorcières les plus puissantes se perpétuent entre elles pour conserver la pureté de leur sang, et donc leur pouvoir.
— Attendez, attendez, je ne suis pas.


C'était une soirée décidément étrange. Marcus était étonné que le Moldu ait autant de réparties… mais il l'appréciait. Tout était préférable à la photo de Bones qui, dans son dos, lui adressait mille grimaces.

— Pourquoi… pourquoi la magie se transmet dans le sang ?
— Parce que c'est ainsi, c'est tout.
— Vous ne savez pas pourquoi ? N'êtes-vous pas au moins curieux de comprendre comment la magie, qui est intangible et volatile, peut se transmettre par le sang ? Par exemple, pourquoi des familles non-sorcières ont parfois des sorciers comme descendance ?
— Je…


Preuve irréfutable que Marcus appartenait davantage à Serpentard qu'à Serdaigle. Non. Jamais il ne s'était posé la question. Cela lui avait toujours paru évident. Un vrai Serdaigle aurait creusé la question. Tenté de résoudre l'énigme. Pas lui.

Mais cela, il n'allait pas l'admettre devant un sale moldu !

— Bien sûr que si ! Je suis un savant aussi, je suis médicomage ! Je compte parmi les individus les plus intelligents de notre société !
— Alors expliquez-le-moi, car je ne comprends pas.
— C'est très simple. Les sorciers sont supérieurs parce qu'ils savent maîtriser la magie. Les moldus ne sont que des rejets, des exceptions, des parias qui se sont multipliés entre eux, ont prospéré entre eux comme de la vermine, et voilà le résultat. Les Sang-purs sont désormais en infériorité numérique.
— N'importe quoi !


Marcus se leva d'un bond et jeta sa tasse par terre.

— PEUT-ÊTRE DÉSIRES-TU MOURIR MAINTENANT ?! rugit-il.
— J'ai une autre théorie ! Je sens que vous êtes un individu curieux de nature ! Vous voulez comprendre ce que vous ne comprenez pas ! Vous voulez savoir plus de choses que votre prochain !
— C'est… indéniable
, confessa Marcus en se radoucissant un peu.
— Moi aussi, je n'ai jamais compris cette histoire de sang pur, sang impur. Mon frère est un sorcier, pourquoi serait-il plus pur que moi ? Ou moi plus impur que lui ? Cette théorie sur le sang, ça n'a aucun sens.
— Oh, vraiment.
— Oui. J'ai mené mes recherches, je les ai toutes consignées dans des dossiers. Si vous me laissez en vie, je vous les donnerai.
— Ho ho, nous y voilà. Bien joué, moldu, bien joué. Tu as hameçonné mon attention, et maintenant tu négocies ta survie.
— J'ai une famille, Monsieur le Bouffe-cadavre…
— … Mangemort… Appelle-moi Johnes.
— Monsieur Johnes. Je veux les revoir. Si vous me laissez partir, je vous donne tout ce que j'ai, je ne révèlerai rien à votre sujet à quiconque, encore moins à mon frère.
— Un marché intéressant. Entendu, moldu. Si tu me révèles quelques-un de tes secrets, et s'ils m'amusent suffisamment, je t'épargnerai le châtiment de Bellatrix.


Le Moldu sourit de toutes ses dents.

— Avez-vous entendu parler des gènes ?
— Évidemment ! Je suis un sorcier. Je sais ce que sont des gemmes.
— Non, non, des gènes, pas des gemmes. Les gènes sont ce qui… comment dire… ce qui détermine un trait particulier d'un être vivant. Ils sont héréditaires et sont soit dominants soit récessifs. Par exemple, la couleur de vos cheveux, de vos yeux, la forme de votre nez… tout cela est le résultat d'un calcul entre gènes dominants et gènes récessifs.
— Où veux-tu en venir ?
— Et si la sensibilité à la magie d'un individu était liée à ses gènes ? Je m'explique. En remontant dans le temps, quand nous n'étions que des néandertaliens, croyez-vous que nous savions faire la différence entre magie et non-magie ? Non, il n'y avait que des hommes de cro-magnon identiques les uns aux autres. Toutefois, le gène de la magie était déjà présent, transmis, et peu à peu, ceux dont les gènes de la magie étaient prédominants se sont regroupés entre eux, et ceux dont les gènes étaient récessifs sont partis d'un autre côté. Toutefois, il arrive que les gènes récessifs redeviennent dominants, et tadam, nait issu d'une longue lignée de non-magiques un individu magique !
— Fascinant.
— Bien entendu, ça marche aussi dans l'autre sens. Suite au mélange des gènes, une famille magique peut donner naissance à un individu non-magique.
— Particulièrement fascinant. Je te remercie, Moldu, tu m'as bien diverti. Où sont confinées tes… recherches ?
— Chez moi. Libérez-moi et je vous y guide.


Marcus leva les yeux au ciel et tendit sa baguette devant le Moldu.

— Impero !

Le Moldu esquissa un sourire béat et niais, signe que le sortilège fonctionnait.

— Où habites-tu ?
— À Bracknell, dans la banlieue de Martins Heron.


Marcus leva le maléfice.

— Tu vois, ce n'était pas si difficile.
— Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
— Rien, rien. Il est temps pour moi de respecter ma part du marché.
— Vous allez me li…
Diffindo.


Une flamme violacée parut au bout de la baguette de Marcus et trancha la gorge du Moldu, qui tomba mollement en arrière. Le sang s'écoulait à flot de sa plaie béante. Marcus réprima un haut-le-corps. Il détestait faire cela, mais il estimait qu'il épargnait à ce Moldu une mort bien plus abominable s'il l'avait effectivement remis à Bellatrix.

Justement, le craquement sonore du transplanage de Bellatrix Lestrange fit sursauter Marcus, qui virevolta pour lui faire face.

— Qu'est-ce que tu as fait à mon Moldu ?
— Tu sais qu'il n'est pas poli de transplaner chez les gens sans leur autorisation ?
— Qu'est-ce que tu as fait à mon Moldu ?!
— Il m'a attaqué, je me suis défendu.
— Attaqué ? Bâillonné et ligoté ?
— Il gigotait, je me suis senti menacé.
— Johnes…
— Black, si tu n'es pas contente, va te plaindre auprès de ton maître. Je suis convaincu qu'il se montrera juste envers toi. Ou peut-être préférerais-tu que je te traite… injustement ?
— … Nous reparlerons de ça, Johnes.
— J'en doute. Maintenant, va-t'en, tu n'es plus la bienvenue sous mon toit.


Bellatrix disparut dans un craquement mélangé à un grondement animal. Marcus se frotta de nouveau la nuque. Il allait convoquer Baldrick pour que celui-ci fasse le ménage…

Il avait une course urgente à faire près de Martins Heron.
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