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 The start of a family ? - Eileen&Henry&Marcus

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Eileen Prince

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MessageSujet: The start of a family ? - Eileen&Henry&Marcus   Lun 1 Oct - 18:12
25 juin 2000 - 00h15. Changer d’horaire n’est pas facile au travail. Je n’ai absolument aucune bonne raison à donner au patron si ce n’est que c’est difficile pour moi de travailler le soir, avec tous ces ivrognes. Je ne peux certainement pas dire que je cache un enfant chez moi et que je m’inquiète de le savoir seul à la maison à ces heures tardives… Du coup, je dois encore travailler de soir pour un temps. Le patron ne semble pas pressé de faire le changement non plus…

Aujourd’hui, plus que les autres jours, je m’inquiète. La santé d’Henry est de pire en pire au fil des jours. Au départ, je croyais qu’il s’agissait de fatigue, mais la fatigue ne fait pas ça. Il est de plus en plus faible. De plus en plus pâle. Il mange de moins en moins. Il a chopé quelque chose durant sa fuite de Poudlard, et moi je n’arrive pas à l’aider. J’ai beau essayer les potions, les vieux trucs moldus, rien ne fait. Et plus je regarde sa santé le quitter, plus je me souviens que je n’ai pas de talent pour m’occuper d’un enfant.

Quand je suis partie ce matin, je lui ai demandé de rester au lit. Ça fait trois jours qu’il dort dans le mien. Je veux qu’il soit le plus confortable possible, pour qu’il puisse se reposer le plus possible et guérir le plus vite possible. C’est donc sans grande surprise que je trouve Henry au lit quand je rentre. Doucement, j’entre dans ma chambre et constate qu’il dort. Chose surprenante par contre, je ne le réveille pas. C’est tant mieux, vous me direz, mais il a normalement le sommeil plus léger, comme s’il était constamment sur ses gardes. Je m’approche et prend sa température, d’abord avec ma main.

Non, ça ne va pas du tout. Est-ce ma main qui est trop froide? Je me penche doucement et pose un baiser sur son front. Non, sa fièvre a encore montée. Il est encore plus pâle et ses cernes, encore plus prononcés. Inquiète, j’attrape la compresse et va en chercher une autre, plus froide, pour revenir la poser sur son front. Je sors ensuite de la chambre avec une détermination que je n’avais pas eue depuis… sans doute depuis que j’avais quitté ma famille pour épouser Tobias.

Au salon, j’écris une lettre et l’envoie par hibou au Docteur Johnes. J’espère qu’il répondra à mon appel à l’aide. Je sais qu’Henry est recherché et que je ne devrais pas l’impliquer dans cette histoire, mais je n’arrive pas à l’aider, et voir son énergie le quitter de cette façon me terrifie. Je ne peux pas le nier. En seulement deux semaines, je me suis attachée à ce garçon. Si je pouvais lui prendre son mal pour le vivre à sa place, je le ferais sans hésiter. Aujourd’hui, je me découvre un courage que je n’avais pas avant, quand Severus était enfant et que j’avais trop peur de Tobias pour défendre mon fils. Aujourd’hui, personne ne m’empêchera de prendre soin d’Henry et de veiller sur lui comme j’aurais dû veiller sur Severus.

On toque à la porte. Rapidement, je me lève et me dirige vers la porte pour l’ouvrir tout aussi vite. « Docteur Johnes ! » Je m'enlève de la porte et le laisse entrer.
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Marcus Johnes

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MessageSujet: Re: The start of a family ? - Eileen&Henry&Marcus   Mar 2 Oct - 19:09

Marcus
Johnes

Eileen
Prince

The start of a family ?
Docteur Johnes,

Vous avez été une inspiration pour moi. Après avoir reçu votre aide, j'ai eu l'occasion à mon tour d'offrir mon aide à un enfant. Je vous écris précisément à ce sujet. Pardonnez mon entrée en matière assez brute, mais il est malade, et j'ai beau faire tout ce qu'il convient de faire, je n'arrive pas à l'aider. Je suis très inquiète et je ne peux pas l'emmener à Sainte-Mangouste.

Je vous en pris, pourriez-vous venir? Je sais qu'un médecin n'a pas l'habitude de se déplacer, mais je ne peux pas faire autrement. L'enfant a des problèmes et il vaut mieux qu'il reste caché. Je ne peux donc compter que sur vous.

L'adresse est sur l'enveloppe.
Je vous remercie à l'avance pour votre aide.

Eileen Prince


Assis à l'arrière de sa voiture volante, conduite par Baldrick son fidèle bras droit manchot (à qui il accordait une totale confiance pour passer les vitesses avec les dents), Marcus relisait la lettre que venait de lui adresser Eileen Prince. À peine l'avait-il parcourue une première fois qu'il avait bondi dans sa voiture… qu'il avait, plutôt, chopé Baldrick par le col, l'avait fichu devant le volant et enfin avait bondi dans la voiture.

Il décroisa les jambes pour les recroiser dans l'autre sens et, d'un geste vif de sa baguette, fit léviter la lettre devant ses yeux. D'un autre geste, il fit apparaître une tasse de thé au jasmin dans sa main désormais libre, et commença à la siroter en relisant la missive pour une troisième fois.

Elle avait vite fait.

À peine libérée du poids formidable qu'avait être l'éducation de Severus Rogue, voilà qu'Eileen replongeait tête la première dans l'instruction d'un bambin. Et en grandes pompes, de surcroît ! Elle enfourchait son balai sans même mettre les petites roues d'abord ! Marcus ignorait s'il devait se montrer admiratif ou circonspect. Probablement un mélange des deux.

Mille questions se bousculaient dans son esprit. Qui était cet enfant mystérieux ? Pourquoi l'avoir recueilli ? Pourquoi éviter Sainte-Mangouste ? Pourquoi devait-il rester caché ? Toutes ces interrogations les unes aux autres, bien entendu, et répondre à l'une ferait indubitablement la lumière sur celles qui restaient simultanément.

— Eileen… Dans quoi vous êtes-vous donc empêtrée, cette fois-ci ?

Entre les moldus hargneux et les fils indignes, Eileen Prince attirait bien malgré elle les embrouilles et s'y enfonçait comme dans des sables mouvants.

La voiture s'arrêta, ils étaient arrivés. Marcus descendit et se pencha par la fenêtre ouverte de la portière du passager à l'avant.

— Baldrick, reste aux alentours, il se peut que j'aie encore besoin de toi.
— Pourquoi ne peux-tu pas simplement transplaner ?


Les yeux de Marcus rougeoyèrent.

— Fais ce que je te dis.

Baldrick frissonna. Il opina du chef, et repartit sur des chapeaux de roues volantes. Marcus se retourna et fit face à la porte d'Eileen Prince.

Il prit une grande inspiration, souffla, puis alla toquer. À peine quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit et pivota. Eileen parut.

Elle avait bien meilleure mine que la première fois, c'était très encourageant ! À son retour parmi les vivants, Eileen Prince était recouverte d'ecchymoses, d'hématomes, de lésions plus ou moins étendues. Aujourd'hui, elle était une belle femme qui, certes, affichait une mine toujours sévère et larmoyante, mais Marcus commençait à penser que cela avait moins à voir avec sa figure naturelle qu'à son habitude à s'inquiéter pour un rien.

Quoique, Eileen Prince était normalement une bonne potionniste, en plus de sa fonction passée d'Oubliator, donc elle n'aurait eu aucune difficulté à guérir les maux qui affectaient son protégé.

— Docteur Johnes !
— Bonsoir Eileen, j'ai fait aussi vite que possible.


Il prit brièvement les mains d'Eileen dans les siennes et lui sourit.

— Vite, je vous prie, menez-moi à l'enfant. Si son état vous plonge dans une telle détresse, j'imagine qu'il doit être vraiment mal en point.
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Henry Johnes

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MessageSujet: Re: The start of a family ? - Eileen&Henry&Marcus   Dim 7 Oct - 17:03
Le voyage d'Henry de Poudlard au Allée des Embrumes était très éprouvant. Il dormait peu, mangeait peu. Et avait surtout les nerfs à vif aux moindres imprévus à ses plans. Il n'eut pas vraiment de temps d'écrire régulièrement à Aerys et il avait beau ce dire qu'il fallait le faire la fatigue l'en empêche. Seulement une lettre a été envoyée les premiers jours chez Eileen. Il avait beau dormir, ce nourrir et dormir comme Eileen lui conseille, cette fatigue ne le quittais pas. Ne voulant pas lui poser problème et refusant l'idée qu'il puisse être malade, il répète tous les jours à la sorcière qu'il va bien malgré sa fièvre qui grimpe en flèche. Bientôt, Henry se trouve dans l'incapacité de lui cacher éternellement son état. Sans broncher, il boit les potions de la sorcière, accepte avec culpabilité de dormir dans son lit. Mais rien y fait, Henry dort de plus en plus mange de moins en moins et a de plus en plus chaud, mais aussi froid par la fièvre qui refuse de tomber.

Lorsque Eileen prenait l'initiative d'envoyé une lettre à un médicomage de confiance Henry dormait encore sur le lit, immobile avec la serviette que la sorcière lui a soigneusement posé sur le front. Dans le salon, lorsque Marcus toque à la porte, le carnet de dessin abimé par le temps du Serpentard était soigneusement posé sur la table basse avec un crayon à papier. Son sac sans fond était posé contre le canapé.

Allongé sur le lit en dehors des draps habillé de son pantalon et t-shirt noir, Henry dort sur le dos grimaçant comme s'il faisait un cauchemar. Il avait repris du poids depuis qu'il est sous le toit d'Eileen, mais sa peau reste pale par sa fatigue. On ne peut pas vraiment se doutais qu'il fût autrefois plus maigre, mais on peu facilement deviner qu'il avait il y a plus de deux semaines une alimentation tout sauf saine et régulière. Il n'entendait pas Marcus arrivé plongé pour la première fois dans un sommeil profond. Lui qui avait habituellement un sommeil léger par sa crainte d'être retrouvé, le jour fatidique décide de lui faire reprendre des forces par un lourd sommeille. Il n'entend donc rien de ce qui peut se passer en dehors de la chambre de Madame Prince.
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Eileen Prince

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MessageSujet: Re: The start of a family ? - Eileen&Henry&Marcus   Mar 9 Oct - 0:41



The start of a family ?



Eileen Prince - Marcus Johnes - Henry Johnes

25 juin 2000


Mon angoisse aurait pu être palpable. Je tremblais. J’avais peut-être froid, mais je pense surtout que c’était l’angoisse qui me faisait trembler de la sorte. Je m’étais donc fait un thé après avoir envoyé un message au médicomage. Les deux mains sur ma tasse, comme pour me réchauffer, il ne me restait plus qu’à attendre. J’ai failli renverser mon thé chaud quand on toqua à la porte. Je m’étais dépêchée d’ouvrir la porte.

« Bonsoir Eileen, j'ai fait aussi vite que possible. » Je hoche la tête et le laisse entrer. « Je vous remercie. » En refermant la porte derrière lui, un frisson me parcours. Je suis inquiète pour Henry, mais savoir Marcus ici me rassure presque complètement. Je sais qu’il arrivera à de meilleurs résultats que moi. Quand il me prend les mains, je serre les siennes, question de lui montrer ma gratitude. Il a déjà fait beaucoup pour moi, et me voilà encore à lui demander de l’aide. Je me demande pourquoi simplement il fait ça. Pourquoi il m’aide. Je n’ai pas d’argent à lui offrir pour son déplacement. Je n’ai que ma gratitude à offrir, et je ne peux qu’espérer que ce sera suffisant. Sinon, je m’arrangerai.

Sans perdre de temps, le médicomage me demande de le mener à Henry. « O-oui. Venez. » Je ne perd pas de temps non plus à le guider jusqu’à ma chambre où dort Henry. Nous passons par le salon où traîne le cahier à dessin d’Henry, avec son sac et ses crayons. Sur le canapé, il y a mon oreiller avec ma couverture. Je dors là depuis un moment, pour m’assurer qu’entre nous, ce soit Henry qui ait le meilleur confort, le meilleur repos. « Je l’ai installé dans ma chambre pour qu’il récupère mieux, mais malgré mes potions et le repos, son état ne s'améliore pas. J’ai peur d’être rouillée en la matière. » C’était certes probable, mais il m’avait semblé m’être rappelée d’à peu près tout ce que je savais en terme de potions. J’avais un peu perdu la main, mais il restait que je n’étais pas non plus au niveau d’une débutante.

J’ouvre la porte de la chambre doucement. Je ne veux pas risquer de réveiller Henry s’il dort toujours. Je veux qu’il se repose. Quand mes yeux se posent sur lui, j’ai l’impression qu’il est encore plus pâle qu’il ne l’était quand je suis venue changer sa compresse d’eau froide. Sans trop porter mon attention à Marcus, je m’avance vers le petit et touche ses joues. Il est encore bien chaud. La fièvre n’est sans doute pas tombée. « Je vous en prie, aidez-le. Dites-moi si je peux faire quoi que ce soit pour vous aider. » Ce n’est qu’à ce moment-là que je me retourne pour enfin regarder le médicomage...




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N.2 - 48h - 507 mots
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Marcus Johnes

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MessageSujet: Re: The start of a family ? - Eileen&Henry&Marcus   Jeu 22 Nov - 4:25

Marcus
Johnes

Eileen
Prince

The start of a family ?
— O-oui. Venez.

Eileen passa devant Marcus et le guida à travers sa demeure. Une fort belle demeure en dépit des revenus, qu'il supputait maigres, de son hôte. Le médicomage traversa le hall d'entrée puis par le salon. Marcus la suivait distraitement, mille autres affaires plus pressantes circulaient et s'embrouillaient dans sa tête. Le futur incertain des Mangemorts, le futur incertain de son fils, toujours disparu…

Il se figea net.

Il…

Avait-il bien vu ce qu'il venait de voir ?

Il revint en arrière, se tourna de moitié. Il avait bien vu ce qu'il venait de voir. Le carnet de dessin d'Henry. Il s'en empara et l'ouvrit au milieu. Oui. C'était le carnet d'Henry, aucun doute n'était permis. Que signifiait donc cette… sorcellerie, à défaut d'un meilleur terme ? Il referma le livre et le serra contre lui, et jeta un regard à la fois intrigué et méfiant envers Eileen, qui ouvrait délicatement la porte de ce que Marcus présumait être une chambre. Il rejoignit son ancienne patiente, la collant presque à cause de sa précipitation.

— Je l'ai installé dans ma chambre pour qu'il récupère mieux, mais malgré mes potions et le repos, son état ne s'améliore pas. J'ai peur d'être rouillée en la matière.

Ce n'étaient plus mille affaires qui s'entortillaient dans sa tête, désormais, non, il s'agissait de mille sentiments différents. Son cœur battait à cent à l'heure, cinquante réactions potentielles se succédaient en tourbillonnant. Pourquoi l'avait-elle fait venir ? Était-ce un piège ? Était-ce une surprise ? Était-ce le hasard, une coïncidence ? Heureuse ou malheureuse ? Était-ce pour Henry qu'elle l'avait fait venir ? Était-ce bien Henry ? N'était-ce pas Henry ? Si c'était Henry, dans quel état se trouvait-il ? Allait-il être heureux de revoir son père ? Leur dernière rencontre remontait à quatre ou cinq mois de cela, et elle ne s'était pas terminée glorieusement, pour ainsi dire.

Appréhension. Excitation.

Son estomac se convulsait et écrasait tous les papillons qui y voletaient. Il avait envie de vomir. Il avait salement envie de vomir.

Une silhouette était allongée dans la pénombre, indiscernable, et pourtant Marcus restait figé sur le pas de la porte. Eileen, l'instinct maternel enclenché, se précipita vers le lit pour entretenir son patient.

C'était impossible.

Impossible.

Impensable.

Impensable.

Inconcevable.

Tout bonnement inconcevable.

La dernière fois que Marcus l'avait vu, il l'avait blessé. Détruit. Puis il avait reçu une lettre lui affirmant qu'il était en vie. Mais voir un visage, c'était bien différent de lire des mots.

Impossible.

Impensable.

Inconcevable.

Ce n'était pas…

— Je vous en prie, aidez-le. Dites-moi si je peux faire quoi que ce soit pour vous aider.

Marcus regarda distraitement Eileen.

— Quoi ? Oh, je… euh…

Impossible impensable inconcevable.

L'instant suivant, Marcus était à genoux au bord du lit et auscultait son fils. Il lui prit le pouls à la gorge et au poignet, toucha son front en replaçant soigneusement la compresse juste après, lui ouvre une paupière pour observer sa pupille. Sans se retourner, poursuivant ses examens, il s'adressa à Eileen :

— Depuis quand est-il ici ? Depuis quand est-il dans cet état ? Où a-t-il vécu entre le moment où il a fui Poudlard et où vous l'avez recueilli ? Est-ce que vous lui avez donné de la cardamone ? Il est allergique à la cardamone. Et le fromage le fait vomir. Et les olives. Bon sang, Henry… Est-ce qu'il avait du mal à bouger le bras gauche ? Est-ce que son visage s'exprimait normalement ? Est-ce qu'il marchait droit ? Est-ce que…

Il s'interrompit.

— Est-ce que… Est-ce que c'est de ma faute… tout simplement ? Henry… Henry, c'est de ma faute, mais je vais réparer ça. J'ai toujours tout réparer, je peux te réparer, je peux te soigner, tu sais que c'est ce que je fais. Je sauve des vies.

Et je tue des Bones.

— Henry, Henry, tiens bon, Henry. Je vais te soigner, bonhomme, tu iras mieux, puis on ira manger un hot-dog et tu iras encore mieux. Nous irons encore mieux !
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Henry Johnes

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MessageSujet: Re: The start of a family ? - Eileen&Henry&Marcus   Lun 3 Déc - 18:53
Le jeune Serpentard n'a absolument aucune idée de ce qui se produit pendant son sommeil exceptionnellement lourd. C’était comme si son corps ne répondait plus ou refusait de répondre par la fatigue. Et se savoir chez Eileen qui prend si soins de lui le rassure et le détend. Il se sait en sécurité, à l’abri des regards de tous. Des aurors, des élèves, de son père... Mais même les sommeils les plus lourd ne peuvent pas rester endormi après qu'on écarte une paupière. Henry grimace et ouvre doucement les yeux, il voyait flou et entendait vaguement une voix masculine qui avait l'air de poser mille question. Il essaye de se lever, son corps est si lourd... Il papillonne des yeux pour mieux voir encore dans les vapes pour se rendre compte de ce qui lui arrive. Lorsqu'il voit enfin nettement la personne assise au bord du lit, le cœur du Serpentard rate un bond. Il ne voulait pas le croire sur le coup, mais c'est pourtant bien vrai. Son père.... Qu'il a trahi et tué... Il a fini par le trouver. Sa poitrine le fait souffrir tellement que son cœur battait vite, il alterne son regard entre son père et Eileen. Comment ? Pourquoi ? Son corps se met à trembler. Eileen pointe sa baguette sur son père après ses paroles. Le jeune homme ne prend pas la peine d'essayer de comprendre ou de se faire un scénario. Il se lève soudainement pour vite sortir du dessus du lit. Il tombe au sol en posant à peine le pied posé au sol. Il tente de ce relever avec beaucoup de mal, mais la peur lui donne assez de force pour se coller contre le mur.

Totalement paniquer il regarde les deux adultes et fixe la table de chevet où trône sa baguette. Mais la peur le tétanise et il ne parvient pas à calmer sa respiration pour prononcer la formule qui lui permettrait de récupérer sa baguette magique. Il fixe la baguette pendant un long moment encore et ferme les yeux comme pour se donner du courage. Ses yeux se tournent vers la fenêtre. Fallait-il qu'il prenne sa baguette et prenne la fuite ? Oui, mais pour fuir où ? Loger ici est un énorme coup de chance. Henry inspire un grand coup et tend sa main vers la commode.

« Accio baguette ! »

Une fois la baguette en main, il la pointe vers son père tremblant comme une feuille. Il ne sait pas quoi faire, c'était la panique totale. Bien plus encore que la fois où il a affronté un épouvantard. Il fixe Marcus, mais s'adresse à Eileen la voix tremblante.

« Le crime que j'ai commis...D...De mon vivant. C...C'est un meurtre... »

Il fuit Marcus du regard toujours aussi tremblant un nœud a la gorge. Il n'a jamais eu le courage de parler de son ancienne vie à Eileen. Il aurait dû, il le sait. 

« J'ai... J'ai tuer mon père... M...Marcus Johnes. »

Il tourne la tête vers la fenêtre comme s'il avait l'intention de fuir par celle. Des larmes de tristesse et de peur roule sur sa joue. Il regarde sa bienfaitrice.

« J'aurais dû te le dire dès notre rencontre !... Je... Mais j'avais peur... J'avais honte ! »

Il titube soudain par sa tête qui tourne, il plaque sa main de libre sur son visage et essaye de rester debout.... Ce n'était pas pour lui pas le moment de flancher. 

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MessageSujet: Re: The start of a family ? - Eileen&Henry&Marcus   Lun 3 Déc - 19:48



The start of a family ?



Eileen Prince - Marcus Johnes - Henry Johnes

25 juin 2000


Le Docteur Johnes s’installa à genoux près d’Henry et commença à l’examiner. C’est alors que les questions commencent à être bombardées. Elles viennent tellement rapidement que j’ai à peine le temps d’en placer une. « Hum, depuis… Depuis peu, mais… Il n’habitait nulle p… Non, je… Oui, je sais… Non… non… Je… » Minute ! Mon coeur est soudain atteint d’une lourdeur terrible. J’ai fait une bêtise. Cet homme connait Henry. Comment le connait-il ? J’ai arrêter de tenter de répondre quand Johnes mentionne les olives. Je crois que je viens de trahir Henry. J’ai fait exactement ce que j’ai fait à Severus !

Non. Pas encore. Pas cette fois. Ma main attrape d’instinct ma baguette, plus vite que je ne l’aurais contrôlée moi-même, et la pointe sur le médicomage qui a commencé à s’adresser à Henry. Je vois du désespoir dans ses yeux. Il… Il s’adresse à son fils. Le même fils dont il m’a parlé quand il m’a laissé fuir l’hôpital. J’ai mal. Très mal. Je suis confuse et je ne sais plus quoi penser. Si le docteur Johnes est celui qu’Henry fuyait, alors il fuyait son père.

Dans ma tête se dessine l’image de mon fils de onze ans qui me regarde avec peu d’intérêt, voire même un peu de haine. Ou encore quand il avait l’air terrorisée quand son père essayait de mettre la main sur lui pour lui donner une leçon. Ma poigne se resserre sur ma baguette. Je pense que j’ai été absente de ma tête pendant quelques secondes, car Henry est réveillé, en train de tomber de son lit. Malgré moi, je sursaute, de peur qu’il se blesse, puis le laisse s’éloigner de Marcus.

Bien. J’ai l’impression de trahir les deux en même temps. D’un côté, je menaçais Marcus qui m’avait donné l'opportunité de me reconstruire tandis que de l’autre, j’avais trahi Henry qui, en dehors de Severus, était la personne la plus importante dans ma vie en ce moment. S’il n’avait pas été là, j’aurais été perdue, sans aucun doute. Henry était cette constante dans ma vie, celle qui me gardait hors de l’eau et m’empêchait de me noyer. Le coeur serré, des larmes s’échappant de mes yeux, je garde ma baguette pointée sur Marcus tandis qu’Henry appelle la sienne. Bien. Mais il n’est pas sorti d’affaire. Doucement, je marche vers lui sans que mon regard ne quitte le père.

Henry s’adresse donc à moi. J’aurais pensé qu’il m’aurait accusé de l’avoir trahi, mais au contraire, ses paroles ressemblent plus à des excuses. Je voudrais le regarder pour essayer de le rassurer, mais je ne le peut pas. « Henry… » Ma voix tremble. Ma tristesse se fait entendre. « Je ne voulais pas te trahir comme ça. Ton père m’a permis de me reconstruire une nouvelle vie, et je l’ai appelé à l’aide en toute confiance. J’étais désespérée à l’idée de te voir dépérir, et je n’arrive pas à te soigner, peu importe ce que je fais… » Ma voix craque et je tremble également, pas par peur mais parce que l’émotion est puissante. « Je suis désolée. Tellement désolée. »

Il me faut réfléchir. Rapidement, je me tourne vers Henry et pointe ma baguette sur lui. « Protego Maxima. » Ma baguette et mon regard reviennent alors vers Marcus. Henry est désormais impossible à voir et entendre de Marcus et moi. Ainsi, il pourrait fuir et se trouver un autre médicomage pour le soigner. Ma main ne cesse pourtant pas de trembler. Mes problèmes ne sont pas finis. « Je suis désolée. Je vous demande pardon. Je… » Je ne sais plus quoi dire. Je suis douée pour les excuses. Je l’ai toujours été, bien qu’elles n’ont jamais été entendues par Tobias. « Je ne peux pas prendre le risque qu’il lui arrive quoi que ce soit… » Non pas à lui. Pas encore. Plus aucun enfant ne souffrira à cause de moi. Face à Marcus, je suis totalement certaine ne pas faire le poids dans une bataille. Je suis rouillée et terrifiée, mais au moins, Henry est sauf… je l’espère…




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N.3 - 8h - 726 mots
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Marcus Johnes

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MessageSujet: Re: The start of a family ? - Eileen&Henry&Marcus   Ven 14 Déc - 13:45

Marcus
Johnes

Eileen
Prince

The start of a family ?
Henry essaya de se redresser, en vain. Il était trop faible, évidemment, et voir son fils dans un si piteux état déchirait le cœur de Marcus. Henry fit soudain un bond, pris de panique.

— Henry ! Bonhomme ! Ne bouge pas !

Henry sortit du lit et essaya de s'enfuir, mais tomba par terre. Marcus se baissa pour l'aider à se remettre dans le lit, mais ses doigts se refermèrent dans le vide. Henry s'était traîné contre le mur et s'y collait comme un animal terrifié par un maître abusif. Marcus resta interdit devant un tel comportement. Pour… pourquoi ?

— Henry ? Bonhomme, c'est… c'est moi… Eileen, je…

Marcus se tourna, et vit qu'Eileen pointait sa baguette droit sur lui. Il ne savait pas quoi répondre à cela, et les fois où Marcus Johnes n'avait pas su quoi répondre se comptaient sur les doigts d'une seule main. Il blêmit. Qu'est-ce que cela signifiait ?

— Accio baguette !

Marcus tourna la tête. Henry venait de récupérer sa baguette, et la pointait à son tour sur son père, qui trouva encore moins quoi répondre à cela. Marcus se mit debout, les poings serrés, la mâchoire crispée.

— Le crime que j'ai commis… d… de mon vivant. C… C'est un meurtre…

La gorge de Marcus se noua.

Henry…

— J'ai… J'ai tué mon père… M… Marcus Johnes.

Henry tourna la tête vers la fenêtre. Marcus saisit son intention, mais il ne pouvait rien faire pour le moment. Sans son aide, son fils ne survivrait pas, il voulait bouger pour le protéger et le soigner, mais il savait aussi qu'un mauvais sort résulterait du moindre geste mal interprété.

— J'aurais dû te le dire dès notre rencontre !… Je… Mais j'avais peur… J'avais honte !

Eileen ne quittait pas Marcus des yeux. Marcus, lui, ignorait vraiment quoi faire. Il percevait la détresse de son enfant et il voulait lui venir en aide, mais Henry avait peur. Il était terrifié.

— Henry, bonhomme, je suis ici pour te soigner. Mon fils… je t'ai cherché depuis tout ce temps. J'ignore ce que tu t'es mis en tête, mais il faut d'abord te remettre sur pieds. Tu es malade, Henry, laisse-moi te soigner, tu sais que je le peux ! Je…
— Henry…


Marcus se tut. Eileen et Henry semblaient partager un lien fort, c'était… inattendu. Déjà inattendu qu'ils se connaissent, alors qu'ils éprouvent un tel… il ignorait comment le nommer.

— Je ne voulais pas te trahir comme ça. Ton père m'a permis de me reconstruire une nouvelle vie, et je l'ai appelé à l'aide en toute confiance. J'étais désespérée à l'idée de te voir dépérir, et je n'arrive pas à te soigner, peu importe ce que je fais…

La voix d'Eileen se fissura. Oui, un lien vraiment très fort. Un autre type de magie, bien plus puissante que celle que Marcus avait toujours cherché à disséquer. Inconnue et pourtant si familière.

— Je suis désolée. Tellement désolée.

Contre toute attente, elle tourna sa baguette sur Henry. Le sang de Marcus ne fit qu'un tour, ses yeux s'empourprèrent et il dégaina sa propre baguette de mélèze.

— Exp…
— Protego Maxima.


Inattendu, à nouveau. Marcus était décidément pris de court toute la nuit. Henry venait de disparaître derrière une bulle opaque. Un instant hagard, Marcus se ressaisit, et ses yeux s'enflammèrent au point de lui faire mal. En l'espace d'une seconde, Eileen Prince, la femme qu'il avait secourue de façon si désintéressée, était devenue la cible de toute sa colère. Dans un recoin sombre de l'esprit du médicomage, une créature hideuse au bec noir releva la tête et poussa un lugubre hululement.

— Je suis désolée. Je vous demande pardon. Je… Je ne peux pas prendre le risque qu'il lui arrive quoi que ce soit…
— Eileen… Écartez-vous. Je ne vous laisserai pas m'empêcher de sauver mon fils. Je dois le protéger, c'est ma promesse de père. Je ne vous permettrai pas de vous mettre sur mon chemin. Je… Je…


Il s'éclaircit la gorge, la flamme rougeoyante de ses yeux se dissipa. Il lâcha sa baguette au sol, et fit un pas en avant.

— Je dois sauver Henry. Je n'ai aucun espoir de réparer notre relation, je l'ai détruite moi-même et je suis le seul à blâmer pour cela. Si le prix à payer pour sa vie est que je ne le revoie plus jamais, alors c'est un prix que je suis prêt à payer mille fois. Deux mille fois. Oui, Henry m'a tué ! Mais il m'a tué parce que j'étais devenu… j'étais devenu…

Sa gorge se renoua aussitôt. Il regarda ses mains. Il ne voyait pas des doigts, mais des serres dégoulinantes de sang et de poison :

— Un monstre. Je devais être abattu. C'était nécessaire. J'ai… J'ai transgressé ma seule et unique règle. J'ai fait du mal à mon petit garçon. Et Henry m'a tué. Et je suis ravi qu'il l'ait fait. Je regrette même qu'il ne l'ait pas fait avant que je le blesse.

Il baissa les mains et fixa Eileen Prince droit dans les yeux. Ses pupilles flamboyèrent de rouge.

— Maintenant, Eileen Prince… Vous allez vous écarter, vous allez rompre votre sort, et vous allez me laisser sauver mon enfant.

Marcus fit un autre pas en avant.

— Car je le jure, si Henry… s'il lui arrive quoi que ce soit, je vous en tiendrai pour responsable personnellement. Vous ignorez tout de ce que je suis capable de faire. Si Henry… si Henry n'est plus là, je n'aurai plus rien à perdre, et je n'aurai plus rien à craindre. Je vous assure que ma fureur dépassera de loin, de très loin, tout ce dont Voldemort ou Grindelwald étaient capables. Autrement…

Marcus fit un dernier pas en avant, et se colla à la baguette d'Eileen Prince. Il sentit l'extrémité du bâton s'enfoncer contre son sternum.

— Autrement, tuez-moi, Eileen Prince. Mais dans ce cas, priez que je ne revienne pas encore une fois à la vie. Je sauverai mon enfant quel qu'en soit que le coût. Rien n'est trop cher pour Henry. Je suis prêt à franchir toutes les limites quand il s'agit de lui. Je suis prêt à commettre toutes les atrocités s'il s'agit de lui offrir la vie qu'il mérite. C'est un bon petit, Eileen Prince, et il est la seule chose dont je sois vraiment fier depuis que je foule cette terre. Quoi qu'il arrive… je le protégerai.

La créature dans l'esprit de Marcus déploya ses larges ailes décharnées faites de ténèbres et de flammes.

— Henry passe et passera toujours avant le reste. Le monde peut brûler, vous pouvez brûler, je peux brûler, cela m'importe peu tant qu'Henry est sain et sauf.
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Eileen Prince

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MessageSujet: Re: The start of a family ? - Eileen&Henry&Marcus   Ven 14 Déc - 22:24



The start of a family ?



Eileen Prince - Marcus Johnes - Henry Johnes

25 juin 2000


Je sais officiellement que la douleur que je ressens dans ma poitrine, c’est mon coeur qui se brise à l’idée de voir Henry partir. L’avoir près de moi était devenu tellement naturel, comme l’oxygène qui m’entoure. Le perdre représenterait une épreuve terrible, un nouveau départ, seule avec moi-même, encore. J’ai du mal à supporter cette idée. Mon fils est mort et ma famille m’a reniée. Comment pourrais-je avancer si les choses auxquelles je tiens le plus me sont enlevées ? Je ne pourrai sans doute pas…

Mais il ne s’agit pas de moi. Il s’agit d’Henry.

Juste avant de lancer le Protego, je regarde Henry attentivement, le coeur lourd, pour imprimer son image dans ma tête. Certes, ce n’est pas la meilleure, mais je souhaite me souvenir de lui avant qu’il ne prenne la fuite pour me laisser ici. Je le regarde disparaître et laisse mes larmes couler, ma baguette se retournant vers le père, en même temps que mon regard. Une image floutée du médecin se tient devant moi. Je cligne des yeux et ma vue devient plus claire. Il est en colère. Il a raison de l’être. L’aurais-je été si on m’avait enlevé Severus ? Oui, sans aucun doute. À vrai dire, je le suis. On l’a retiré de ce monde avant que je n’aie une chance de le revoir, rien qu’une fois. Je ne peux que comprendre la colère du médicomage.

Je lui présente des excuses qui ne veulent sans aucun doute rien dire pour lui. Il m’ordonne de m’écarter de son chemin et, étrangement, je ne bouge pas. J’ai peur, entendons-nous bien. Je suis terrorisée. Mais plus jamais je ne laisserai un père faire du mal à son fils, et bien que j’aie un doute qu’il ne soit pas comme Tobias, je ne veux pas prendre le risque. Et pourtant…

Je vois qu’il essaie de contenir sa colère, et je ne sais pas trop comment le prendre. Je suis face à une situation que je n’ai jamais connu avant. Je n’ai pas eu le courage de tenir tête à Tobias de cette façon, et si je l’avais fait, il m’aurait tuée bien avant, devant mon fils qui plus est. Non, Marcus est différent. Il lâche même sa baguette au sol. Je n’ai pas eu à essayer de le désarmer, ce qui me perturbe un peu plus. Pourquoi ? On dirait que j’ai soudainement du mal à comprendre l’amour d’un père pour son fils. Je devrais pourtant le comprendre, puisque je suis un parent, moi aussi. Mais il y avait quelque chose d’étrange. Peut-être parce que je n’ai jamais vu mon père aimer son fils, mon frère, de cette façon, et Tobias était loin d’aimer Severus également.

Mes larmes continue de couler malgré mon incompréhension. Mon coeur est toujours brisé. J’ai déjà peur qu’Henry soit perdu, et je sais que le faire disparaître sous un protego n’était pas l’idée la plus brillante, vu son état. J’écoute le père d’Henry me dire qu’il n’a pas d’espoir de réparer sa relation avec son fils, et au plus profond de mon coeur, je comprend ce sentiment. J’ai été une horrible mère, et je sais que je ne pourrai jamais rien faire de suffisant pour mériter son pardon. Mourir en défendant sa nature n’était pas assez. Sa gorge se noue quand il m’avoue qu’il était devenu un monstre. Je ne comprend pas ce que cela signifie. Un monstre, comme un loup-garou? Je ne connais pas son histoire, et le monde m’est encore relativement inconnu encore aujourd’hui. J’ai passé près de 15 ans à vivre loin de ce monde de sorcier, puis d’autres années sont passées après ma mort. Qui sait ce qu’il y a de différent ?

Ma main se serre en un poing pour se retenir de se poser sur l’épaule de Marcus qui, visiblement, est en proie à des démons puissants lui aussi. Il se regarde les mains, comme pour contempler le monstre qu’il est, ou qu’il fût, me disant qu’il regrette ce qu’il a fait, qu’il regrette qu’Henry ne l’ait pas tué avant qu’il ne le blesse. Que lui a-t-il fait? Mon coeur se serre encore plus, et mes larmes ne cessent de couler.

Du moins, jusqu’à ce qu’il relève les yeux sur moi. Ses yeux rouges me traversèrent comme un poignard. Si j’avais de la peine, j’avais désormais peur, mais pas pour ma vie. J’ai toujours ma baguette, il n’a pas la sienne. Oui bon, ça ne veut rien dire en fait. Je suis loin d’être puissante. Suffit de quelques coups de poings pour me tuer. Un moldu l’a fait avant après tout. Sauf que cette fois, je ne voulais pas mourir. Pas du moins, avant de m’être assurée qu’Henry était sain et sauf, et en santé.

Ce monstre dont il avait parlé, est-il toujours à l’intérieur de lui ? Ce regard me donne l’impression que le médicomage a complètement disparu, ou presque. Et puis il y a ce détail également… Il m’appelle par mon nom complet, alors que plus tôt il m’a appelé par mon prénom. Ça sonne étrange, comme s’il n’était plus la même personne. Quand il fait un autre pas vers l’avant et se colle sur ma baguette, je ne bouge toujours pas. Normalement, je tremblerais, mais pas maintenant. Il y a un fossé entre ses paroles et son regard. Certes, il me menace. Je le comprends très bien. Je comprend tout, sauf le mot Voldemort. Je sais qu’il s’agit d’un mage noir. J’ai entendu une brève histoire d’élu, et comment Severus est mort sous ses ordres. Je ne sais cependant pas de quoi il est capable. Je me doute par contre qu’il est dangereux, s’il est comparable à Grindelwald.

Il me dit de le tuer et prier qu’il ne revienne pas. Je ne baisse pas ma baguette, et je crois que je ne l’ai jamais serrée aussi fortement dans ma main, mais je n’ai aucunement l’intention de le tuer. Non. Je ne suis pas une tueuse. Je suis une victime, normalement. Avoir le pouvoir ici et maintenant de faire du mal à quelqu’un me fait sentir certes, puissante, mais ça m’effraie plus qu’autre chose. Il me dit qu’il est prêt à tout, toutes les atrocités, pour Henry. Je sais que c’est un bon petit, comme il me le dit. Je sais qu’il ne voudrait justement pas que son père commette ces atrocités.

« Vous avez raison. » Ce sont les premiers mots qui me viennent en tête quand il me dit qu’on peut brûler, si c’est pour Henry. « On peut bien brûler. Et Henry passe avant le reste. » Ma gorge se noue dans un sanglot « Je vous en prie Marcus, calmez-vous. » J’ai fait exprès de l’appeler par son prénom cette fois. Je veux parler à Marcus, et non à ces yeux rouges qui me regardent avec cette promesse de me tuer si je ne fais rien.

J’inspire profondément en fermant les yeux pour me reprendre. Ma baguette se lève ensuite légèrement et je rompt le sort que j’ai jeté, m’attendant à ce que Henry se soit échappé. En réalité, il était maintenant près de moi, appuyé sur le lit, sa baguette et celle de son père dans les mains. Je baisse la mienne avec un air surpris. « Henry ? » Il ne va pas bien. Il va encore mal et je n’ai pas le choix. Je le sais. Je dois absolument le convaincre de laisser son père le soigner.

Je range ma baguette et pose un regard bienveillant sur lui, malgré mes larmes. Mes mains se posent sur ses épaules, mais l’une d’elle va replacer ses cheveux, comme une mère le ferait pour son enfant. « Henry… Tu as le droit de ne pas croire ton père, et le craindre. Mais il est le seul qui puisse te soigner maintenant. Et je ne peux pas… Je ne peux vraiment pas te laisser dépérir encore. Je suis convaincue qu’il ne te fera aucun mal, mais si je me trompe, promis, je ne le laisserai pas faire. » J’essuie mes joues, rapidement, puis lui sourit. « Peux-tu me faire confiance? S’il te plaît ? »




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Henry Johnes

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MessageSujet: Re: The start of a family ? - Eileen&Henry&Marcus   Jeu 3 Jan - 18:57
Collé contre le mur la baguette à la main et en sueur, Henry ne quitte pas les deux adultes des yeux. Il reste concentré pour rester debout. La réaction de son père qui avait tenter de le rattraper lui adressant la parole comme si ne rien était ne lui passe pas inaperçus. Sa peur ne le quittait pas, il n'était pas logique pour lui qu'il ne lui en veuille pas, il a refusé de rester parmi les mangemorts et ensuite tué par exés de colère quand il a tuer sa petite amie. Mais non, Marcus, son père, le médicomage lui affirme d'être là pour le soigner et rien d'autre, il va même jusqu'à dire qu'il ignore ce qu'il a bien pu se mettre en tête. C'était pourtant évident pour Henry, il ne pouvait que lui en vouloir de l'avoir déçu et en plus de ça tué. La seule explication de sa réaction serait une amnésie ? Il aurait oublié ce qui s'est passé ? Eileen finit par prendre la parole empêchant son père de parler plus. Henry n'en voulait absolument pas à Eileen, elle lui a tant apporté quand pour lui tout était perdu. Et savoir que son père l'a aidé à se construire une nouvelle vie, il comprenait aussi pourquoi elle lui a donné sa confiance de la sorte. Marcus n'a jamais fait les choses au hasard, à tous les coups il a fait ça pour l'avoir dans la poche pour on ne sait quelle raison. Mais alors... Peut-être qu'en fait Henry s'est fait piéger ? Que suite a cette aide Marcus lui a demander de le trouver pour l’accueillir chez elle et faire appel à lui quand le moment viendra. Mais elle vient de lui dire qu'elle ne l'a pas trahie ! Alors quoi ? Mais ses excuses et le sort qu'elle lui lance lui fait effacé tout soupçons. Non, cette relation qu'il a tissée avec Eileen est bien trop sincère, tout cela se passe par le pur et malheureux hasard. Si Henry lui avait raconté dès le départ, elle n'aurait pas fait appel à lui, il en est sûr. Lorsqu'il reçois le sort du protego maxima, épuisé et comme soulagé Henry se laisse tombé par terre essoufflée sa peur ne le quittais pas, il avait peur pour lui et Eileen. Mais ne plus être vu par son père lui donne déjà un peu plus de courage.

Eileen était maintenant seule face à Marcus. Assis et appuyé contre le mur Henry ferme les yeux et tente de calmer sa respiration dans l'espoir de reprendre un peu ses forces. Ses yeux s'ouvrent de nouveau quand il entend son père dire qu'il n'a plus aucun espoir de réparer leur relation. Il s'avance vers sa mère de cœur et c'est dans ce moment précis que le sang d'Henry ne fait plus qu'un tour. Savoir qu'elle puisse se faire attaquer par son père ne lui plaid pas du tout, il refuse catégoriquement de la laisser tomber. Le jeune garçon sait de quoi son père est capable. Il se lève en s'aidant du mur et passe sur le lit pour prendre doucement la baguette de son père qu'il a laissé tomber au sol. D'ailleurs... Pourquoi l'avoir laissé tombé par terre ? Encore une sorte de comédie qu'il joue pour avoir ce qu'il veut ? C'était fort probable, mais lorsqu'il affirme qu'il a bien fait de le tuer, Henry se fige sur place et lève la tête vers Marcus comme choqué. Celui-ci déclare qu'il était devenue un monstre ajoutant même qu'Henry aurait sans doute du le tuer bien plus tôt, avant qu'il ne le blesse. Son regard figé sur son père le Serpentard se trouve soudainement complètement perdu. Il s'en veut ? Mais est-ce vraiment vrai ? Est-ce sincère ? Est-ce que ça ne serai pas une ruse pour pouvoir l'avoir de nouveau dans sa poche ? Il est totalement perdu en apparence ça a l'air pourtant si sincère !

Le pas de trop vers Eileen le fait redescendre sur terre, paniqué qu'il arrive quelque chose à sa bienfaitrice. Il profite du sortilège pour se mettre devant elle et tend la baguette vers Marcus prêt à l’arrêter s'il tente quoi que se soit. Appuyé contre la barre du lit en sueur, il ne voulait pas qu'il arrive quelque chose à Eileen. Il ne bouge pas lorsque celle-ci accepte de rompre le sort, il a beau avoir peur de son père, il ne voulait pas qu'il lui arrache une seconde fois un être cher. Quand elle pose ses mains sur ses épaules, il tourne son regard vers elle avec sa petite mine, toujours en sueur et la respiration rapide par toutes les émotions qui le traverse en ce moment même. Henry regarde Eileen puis Marcus encore perdu et confus. Il réfléchit pendant un moment, il a peur, tellement peur. Mais il a confiance en Eileen. Épuisé, il répond alors.

« Oui... Je te fais confiance Eileen.. »

Il lui donne alors la baguette de Marcus puis la sienne pour ensuite doucement s'asseoir sur le lit tête basse la boule dans le ventre. Il n'ose pas regarder son père, il a encore peur de lui. Peur de ce qui lui traverse vraiment la tête. Peur de ses plans, peur de ses sentiments. Il serre les mains contre le bord du matelas pour se donner confiance et inspire un grand coup pour garder son calme comme il peut.
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Marcus Johnes

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MessageSujet: Re: The start of a family ? - Eileen&Henry&Marcus   Jeu 17 Jan - 18:16

Marcus
Johnes

Eileen
Prince

The start of a family ?
Il y eut un petit temps de flottement

— Vous avez raison, finit par concéder Eileen.

Trois mots que Marcus n'avait pas entendus depuis longtemps, même s'il savait au fond de lui qu'ils avaient été vrais dans bon nombre de situations passées. Et présentes. Et à venir.

— On peut bien brûler. Et Henry passe avant le reste. Je vous en prie Marcus, calmez-vous.

Elle avait prononcé ces derniers mots dans un sanglot étouffé, mais Marcus ne se calmerait pas. Pas quand la vie de son fils était dans la balance. Pas quand tout ce à quoi il tenait risquait de s'envoler d'un instant à l'autre alors qu'il avait remué ciel et terre pour le retrouver.

Il ne se le pardonnerait pas si Henry… si…

Il ne savait même pas s'il pourrait lui survivre.

Eileen dissipa alors le Protego Maxima qu'elle avait conjuré. Henry était tout près d'elle, il tenait la baguette de Marcus dans sa main, avec une fermeté étonnante compte tenu de son état de santé. En le voyant, Marcus détourna le regard et fixa le sol.

— Henry ?

Eileen rangea sa baguette et posa ses mains sur les épaules d'Henry. Marcus le nota du coin de l'œil, mais se résolut à ne pas réagir car sinon il couperait les doigts de la femme pour avoir osé toucher son enfant.

— Henry… Tu as le droit de ne pas croire ton père, et le craindre. Mais il est le seul qui puisse te soigner maintenant. Et je ne peux pas… Je ne peux pas vraiment te laisser dépérir encore. Je suis convaincue qu'il ne te fera aucun mal, mais si je me trompe, promis, je ne le laisserai pas faire.

Marcus se contenait, mais le rougeoiement flamboyant de ses pupilles en disait long, très long sur ce qu'il pensait. Il détestait qu'on lui prêtât des intentions qu'il n'avait pas. Si, si, si si, il n'y avait pas de si car Marcus n'était pas comme cela. Plus comme cela.

— Peux-tu me faire confiance ?

Silence.

— Oui… Je te fais confiance Eileen…

Le cœur de Marcus se brisa et remonta dans sa gorge en dizaines de petits morceaux coupants.

Henry donna la baguette de Marcus et la sienne propre à Eileen et prit place sur le rebord du lit, la tête baissée, crispé, les doigts enfoncés dans le matelas. Marcus prit son inspiration, ferma les paupières. Il avait envie de vomir. Il avait envie de s'enfuir. Il avait envie de disparaître.

Puis il se souvint de la maxime des Johnes : "Sic itur ad astra". C'est ainsi que l'on s'élève vers les étoiles. En surmontant l'adversité. En faisant face à ses peurs. À ses propres démons.

Le monstre en lui, le rapace décharné, se replia sur lui-même. Quand Marcus rouvrit les yeux, la lueur rouge s'était évanouie.

Il leva la main, et sa baguette fuit aussitôt les doigts d'Eileen pour embrasser les siens. Le contact du bois de mélèze dans sa paume le rassura. Avant d'être un Mangemort, il était un médicomage extrêmement brillant, un médecin accompli et un sorcier hyper compétent. Et bien devant tout cela, il était un père en détresse car son enfant était en danger.

Marcus s'avança jusqu'à son fils, s'accroupit, et, du bout de la baguette, le détailla de haut en bas.

— Évidemment… soupira-t-il.

Il se tourna vers Eileen.

— Il n'est pas malade. Il est empoisonné. De la nourriture avariée, sûrement. Ou quelque chose de vénéneux. Ou les deux à la fois. Vu son état, probablement les deux à la fois.

Il retourna la tête vers Henry.

— C'est un miracle que tu sois encore en vie… Tu es formidable de résistance.

Un empoisonnement alimentaire était au bout du compte particulièrement banal à traiter, et en tant que médicomage assermenté, Marcus Johnes disposait naturellement de toute une réserve déjà prête. Juste au cas où. Il agita la baguette, et un petit flacon de cristal contenu un liquide d'un jaune doré apparut à ses côtés. Il prit la bouteille et la tendit à Eileen.

— Tenez. Mélangez-la à un plat, ou une boisson, c'est infâme pris pur. On dirait du jus d'artichaut coupé au radis noir, une infamie. Quant à toi, jeune homme…

Marcus se leva et agita sa baguette. Henry se souleva soudain dans les airs, le lit se défit, Henry se glissa sous la couette qui remonta jusqu'à son menton et se plaqua le long du sommier comme cloué.

— Interdiction de te lever jusqu'à nouvel ordre. Sauf pour boire ta potion de soin. Inutile de discuter ni d'argumenter. Tu dois rester couché et te reposer. Si tu essaies de te lever ne serait-ce que pour prendre ton carnet à dessin, je ferai en sorte qu'Eileen te punisse jusqu'à la fin de tes jours.

Sur ces mots, les mains dans le dos, il pivota en direction d'Eileen.

— Ma chère amie, voudriez-vous bien me mener jusqu'à la cuisine ? Pendant que la potion se diluera dans un plat ou une boisson, j'aimerais m'entretenir avec vous à propos de… certains sujets. Je vous dois beaucoup d'explications, je crois. Henry, ce n'est pas parce que j'ai le dos tourné que je ne te vois pas bouger. Eileen Prince ? Je vous laisse ouvrir la marche.
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Eileen Prince

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MessageSujet: Re: The start of a family ? - Eileen&Henry&Marcus   Dim 3 Fév - 1:06



The start of a family ?



Eileen Prince - Marcus Johnes - Henry Johnes

25 juin 2000


Un sourire décore mes lèvres quand Henry me dit qu’il me fait confiance. Je hoche la tête doucement en signe de remerciement et prend les deux baguettes qu’il me donne. Je le regarde s’asseoir avec l’impression qu’il attend un châtiment qui ne viendra pas. Je sais que tout va bien se passer entre les mains de Marcus Johnes. J’ai confiance en lui, sans pouvoir me l’expliquer. Mais je lui ai promis d’y veiller malgré tout. C’est la moindre des choses après l’avoir trahi sans le vouloir. Tout comme le médicomage, la seule chose qui m’importe à l’heure qu’il est, c’est le bien d’Henry, sa guérison. Je peux me faire tuer sur place si c’est ce que je dois faire pour y parvenir.

Mon regard se repose sur Marcus qui referme les yeux. Je ne comprends pas le mal qui l’habite. Pourquoi ses yeux sont-ils rouges ? Ils le sont devenus lorsqu’il s’est mis en colère. Quand je le vois rouvrir ses yeux, je devine que leur couleur change avec son humeur, puisque visiblement, il est plus calme. Ou l’est-il réellement ? Sa baguette fuit ma main après un geste de sa part, comme s’il me l’arrachait, alors que je lui aurais rendu sans me battre. Néanmoins, je n’en fais pas cas. Si les rôles étaient inversés je serais sans doute dans le même état. Je ne peux qu’imaginer sa souffrance. Je sais que Severus me détestait probablement de ne l’avoir jamais défendu face à son père. Je sais qu’il ferait sans doute plus confiance à d’autres qu’en sa propre mère. Du moins ça, c’était s’il était en vie. S’il l’était et que j’étais la seule à pouvoir sauver sa vie, je voudrais sans doute tuer n’importe qui se dresserait sur mon chemin.

Marcus a raison de ne pas m’apprécier.

Je fais un pas en arrière pour le laisser faire son travail. En attendant, je dépose la baguette d’Henry sur ma commode, le regardant faire dans le miroir. Quand il prend la parole, je me retourne pour le regarder et croise son regard. Empoisonné ?! Sans même m’en apercevoir, mes sourcils se fronce et l’inquiétude apparaît sur mon visage. J’ai à peine le temps de paniquer pourtant, car il parle d’empoisonnement alimentaire, et non d’un poison concocté spécialement pour lui pour le nuire. Je hoche la tête en guise de compréhension et sourit légèrement en l’entendant dire à Henry qu’il est fort. Pourtant, l’inquiétude ne quitte pas mon visage.

D’un coup de baguette, il fait apparaître une potion qu’il me tend par la suite. Il m’explique que le goût étant horrible, il vaut mieux le mélanger avec de la nourriture ou une boisson. Je prends donc le petit flacon de cristal et hoche encore la tête en signe de compréhension. Pourtant, je reste là… Marcus s’adresse à nouveau à son fils et en le voyant agiter sa baguette, ma main se serre sur la sienne, prête à défendre Henry. C’est un réflexe, je n’y peux rien. Henry ne lui fait pas confiance pour une raison, après tout. Mais ma main se détend quand je vois la couverture se placer sur le jeune sorcier pour le garder là.

Un léger sourire se dessine sur mes lèvres à nouveau en entendant Marcus parler à Henry, lui donnant l’ordre de ne pas se lever, et promettant que je vais le punir s’il désobéit. Je ne suis pas amusée, je suis attendrie. Quand Marcus me fait fasse, mon sourire s’efface et je l’écoute attentivement. Il voudrait discuter. Je hoche la tête silencieusement, n’osant pas dire qu’en effet, des explications sont la bienvenue. Je ne sais même pas moi-même à quel point il me doit ces explications, mais je suis curieuse de les entendre. Je regarde alors Henry et lui sourit pour le rassurer. « Reposes-toi. Je reviens te chercher plus tard. Tout ira mieux bientôt, c’est promis. » Je regarde Marcus et l’invite à me suivre, ouvrant la marche jusqu’à la cuisine. Une fois arrivée là, je mets tout de suite de l’eau à bouillir et ouvre l’armoire pour sortir quelques ingrédients. Au lieu du breuvage, je vais préparer à Henry à manger pour qu’il reprenne un peu de forces en même temps.

Mais je reste nerveuse. La situation me rend mal à l’aise. J’ai l’impression d’avoir prit une place qui ne m’appartenait pas, d’avoir volé quelque chose au médicomage. J’ai l’impression de l’avoir trahi alors que ce n’est pas vraiment le cas. Sur une planche à découper, rapidement, un couteau s’affaire lui-même à couper un oignon après que j’aie agité ma baguette. Je regarde ensuite Marcus. « J’ai l’impression que je vous dois des excuses. Je… J’ignorais qu’Henry était votre fils. Loin de moi l’idée de vouloir vous l’enlever, ou de lui faire du mal… »

Et alors une horrible pensée me parvient. « Vous savez, pour l’empoisonnement, je vous jure que je n’y suis pour rien. Je crois qu’il s’agit de quelque chose qu’il a dû manger sur la route, avant d’arriver ici. Je vous jure que je n’oserais faire quoi que ce soit pour lui faire du mal. » Je dois me calmer en fait. Je suis en train de tomber dans cette vieille habitude que j’avais avec Tobias de m’excuser avant même qu’on m’ait reproché quoi que ce soit. En même temps, mon mari avait tous les maux de la Terre à me reprocher. Je doute que ce soit le cas de Marcus. Enfin… Malgré moi, j’y suis préparée, ce qui explique la distance d’environ deux mètres que je viens de mettre entre lui et moi. Mais j’essaie de m’efforcer à perdre mes vieilles habitudes de ménagère moldue maltraitée. Je suis de retour à la maison, dans mon monde. Je ne suis plus Eileen Rogue, mais Eileen Prince, celle que je préfère être.




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